Cinq film pour découvrir les mille et un visages du Québec, en comprendre les héritages et susciter des discussions, à l'attention des nouveaux et nouvelles arrivant·e·s!

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727 jours
82 min
Québec, 2008

Production : EyeSteelFilm, Besofilm
Programmé par Andrés Livov
Français
Anglais

Prix Pierre et Yolande Perrault - RVQC 2010

Portrait Coups de cœur Vues d'ici Réalisatrice En famille Société Intime



Résumé


Un portrait sensible et poétique de la vie réelle et imaginaire d’Antoine, un garçon détective qui court, conduit, anime des émissions de radio et adore les conversations téléphoniques simultanées. On le suit dans l’un de ses plus importants dossiers d’enquête: retrouver madame Rousky. Pendant deux ans, il utilise un micro mini-boom pour découvrir et capter les sons qui l’entourent. C’est ainsi qu’il cocrée la bande sonore de ce film. Antoine, cet enfant non-voyant né cent jours avant terme, est intégré dans le système scolaire régulier de Montréal, avec un succès sans précédent.

L'avis de Tënk



 

« Normalement, quand on voit un film, il y a un début, un milieu, une fin. Une histoire très concrète. Là, c’était plus la présentation de la vie d’un petit enfant, son quotidien, sa vision. Je me sentais comme si j’étais moi-même un enfant, que j’accompagnais Antoine comme une amie […] Il y a un beau message derrière le film; l’inclusion, l’innocence des enfants, le jeu. Ça nous donne envie de ne pas nous arrêter à nos soucis du quotidien. »

 

Annette Laliberté Herrera 
Québéco-costaricaine, au Québec depuis 2017

Des questions pour aller plus loin


  • Aviez-vous déjà vu un tel film?
     
  • En quoi ce documentaire diffère-t-il des œuvres que vous avez l'habitude de voir?
     
  • Comment la réalisatrice parvient-elle à nous faire ressentir l'univers d'Antoine?
     
  • Qui est madame Rouski?
     
  • Avez-vous une incapacité?
     
  • Que pensez-vous de l'inclusion d'Antoine dans une classe régulière?
     
  • Comment sont traité·e·s/considéré·e·s les gens en situation de handicap dans votre pays d'origine?
     
  • Comment vous sentiez-vous après avoir vu ce film?

Pistes de réflexion


Antoine nous offre un accès sans pareil aux territoires luxuriants de l’enfance. Par le biais d’une mise en scène inventive qui multiplie les échappées et les basculements dans un univers fantasque où des enfants mènent une curieuse enquête, on accède à l’univers extra-sensible d’un être mi-lutin, mi-gamin, qui nous amène loin, loin de nos soucis quotidiens. Cette façon de narrer une réalité, d’offrir une immersion dans un univers parallèle, peut être discutée avec les étudiant·e·s : comment la réalisatrice Laura Bari réussit-elle à nous entraîner dans le monde d’Antoine?

La caméra nerveuse, la multiplication des plans et la caméra à hauteur d’enfant contribuent à nous faire voir le monde différemment. Mais c’est principalement par le biais d’une bande sonore riche et inventive que la réalisatrice réussit à nous faire perdre pied du monde ordinaire pour nous retrouver dans l’univers d’Antoine.

Pendant deux ans, le jeune garçon atteint de cécité a utilisé un micro mini-boom pour capter et enregistrer les sons de son quotidien et ainsi devenir cocréateur de la bande sonore du film. Cette dimension permet d'aborder la question de la cocréation et de l'impact de se retrouver protagoniste d'un documentaire : quels sont les enjeux personnels et éthiques qui en découlent? Qu'est-ce que le fait de permettre aux protagonistes de participer à la création ajoute à l'œuvre? Quelles responsabilités ont les cinéastes face à leur sujet, d'autant plus quand ces dernier·ière·s ont un handicap ou une situation qui les fragilise?

Le film permet également de réfléchir aux questions entourant le capacitisme. Le jeune Antoine est intégré dans une classe régulière malgré sa cécité, et la relation incroyable qui le lie à ses petit·e·s camarades ainsi qu'au personnel démontre l'importance de ce type d'inclusion pour tout le monde. La société bénéficie toujours à accueillir la différence plutôt qu'à la réfréner ou à l'isoler. Cette discussion permet également d'échanger sur les différentes façons de considérer les incapacités selon les cultures.

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