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105'

Georgie, Allemagne, 2012

Production : Deckert Distribution Gmbh

Programmé par Khoa Lê, Nadine Gomez

Géorgien

Français, Anglais


Société



Résumé


Lors du casting organisé pour trouver les protagonistes de son prochain film, la réalisatrice rencontre de nombreux candidats à travers le pays. Des histoires drôles, tragiques, simples ou exceptionnelles : chaque personnage partage ses rêves, envies ou résolutions par d’inattendus chassés-croisées entre le cinéma et la vie. Un voyage exceptionnel en forme de trompe-l’œil au cœur d’une Géorgie rurale figée dans le milieu du 20e siècle.

L'avis de Tënk


Le cinéma est un lieu dans lequel il est autant possible de fuir pour s’oublier que de se mettre à nu pour mieux se réinventer. Mue par le désir de renouer avec la jeunesse de sa Géorgie natale, Tinatin Gurchiani nous offre, avec The Machine Which Makes Everything Disappear, un dispositif à la fois révélateur et créateur pour ceux qui se présentent face à elle, trop jeunes ou trop vieux, rêvant simplement de jouer dans un film.
Adroitement posée et frontale en mode auditions, la caméra capte les morceaux d’histoires que chacun finit par déballer un peu malgré lui, comme envouté, souscrivant à cette autorité invisible qu’opère la lentille braquée sur soi. Se révèlent ainsi les combats intimes, les aspirations et les défaites, les traces laissées par la guerre, les souffrances, mais aussi quelque chose de plus mystérieux sur la nature humaine, une sorte de musicalité, un chant, quelque chose qui échappe, toujours mouvant, peut-être cette vie qui nous anime avant tout.
Et parce que la fiction et le réel cohabitent étroitement, chaque sortie de scène que l’équipe nous invite à faire devient une incursion intime dans la vie de ces personnes rencontrées, donnant lieu à des moments qui oscillent entre cinéma direct et une fable d’un autre temps. Des histoires qui pourraient surgir n’importe où dans le monde, là où il y a de la ville, des routes et des villages, du bétail et des champs, des amours perdus, et quelques arbres morts.
Le film de Gurchiani nous montre, avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence, la force conquérante d’un réel qui sait se sublimer face à la caméra, devenant peut-être cette machine qui fera tout disparaître, pour mieux recréer à nouveau.

Nadine Gomez
Cinéaste

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