Résumé
Renouer avec le vivant propose d’aller à la rencontre de quelques-unes des personnes les plus passionnées de biodiversité en France ayant collaboré au film Vivant de Yann Arthus-Bertrand en 2023. Naturalistes, professionnel·le·s ou amateur·trice·s, vidéastes en herbe ou chevronné·e·s, ces personnes partagent avec nous leur parcours de vie ainsi que les petits secrets qui leur ont permis de devenir des témoins intimes d’une nature aussi belle que mystérieuse.
L'avis de Tënk
J’ai vu beaucoup d’animaux, en photo, en film, en RV, en taxidermie, en dessin, en peinture, en imprimé sur mes chemises et en bois sur des étagères, en rêve, en vie. À chaque fois, je les ai aimés, tous. Je les regarde toujours longtemps, je pense à eux, je me pose des questions et, parfois, j’étudie un peu. Tous : les pigeons, sur la terrasse de Siracusa. Les rats, au coucher de soleil de Paris. L’iguane de Brazzaville. Le gorille de Lésio-Louna. La limace de Siusi. L’âne de Gatineau. L’écureuil de Montréal. Où que je sois, je les observe. Longtemps. Et je les remercie toujours de me laisser les regarder. Le regard crée une rencontre : je me trouve, en présence de l’animal.
Certaines personnes, en regardant, prennent des images en mouvement, et les partagent pour mettre en commun un grand bonheur. Parfois, ce sont quelques secondes de présence animale dans le cadre, sur de longues heures de tournage et, encore plus, d’affût. Souvent obtenues à l’aide de dispositifs audiovisuels singuliers, alliés indispensables. Renouer avec le vivant de Jérémy Frey et Yann Arthus-Bertrand (2023), écrit en collaboration avec Rémi Dupouy, nous présente des naturalistes amateurs – ou mieux, amoureux –, et leur propre coin du monde, en France (Vosges, Jura, Camargue…), qu’ils sillonnent pour observer et partager en images les animaux qui l’habitent et ainsi la « fantastique histoire de la biodiversité ». Ce que cela permet, en plus du plaisir esthétique, c’est une connaissance, et par là – on l’espère – une meilleure collaboration entre humains, afin de respecter l’ensemble du vivant. Une idée, celle-ci qui a traversé l’histoire du cinéma, de manière marginale mais essentielle : l’image, par le spectacle, peut être utile et éduquer.
Viva Paci
Professeure et co-directrice du labdoc
Université du Québec à Montréal