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77'

Canada, 2018

Production : Ciné Qua Non Média

Japonais, Anglais, Français

Français, Anglais


Meilleure direction de la photographie de long métrage 2020 - Reelworld Film Festival, Toronto


Mémoire



Résumé


Le parcours personnel d’une cinéaste cherchant à renouer avec sa sœur dont elle s’est séparée, une potière prospère vivant dans les ruines de Fukushima. Guidée par l’image de l’ancienne reine Himiko, elle découvre la source de l’angoisse qu’elle partage avec sa sœur et trouve, au milieu des décombres et des rêves brisés de Fukushima, la voix qui leur permettra d’enterrer leurs fantômes opposés. Une mise en image de sa quête spirituelle de rapprocher l’Orient et l’Occident, le féminin et le masculin, l’ombre et la lumière.

L'avis de Tënk


Kyoka Tsukamoto puise son inspiration dans une figure féminine importante du Japon antique: la reine Himiko, dont l’histoire est restée camouflée sous les valeurs patriarcales actuelles de la société. Elle y rend hommage, notamment à travers la bande sonore de son film qu’elle-même crée, par sa pratique spirituelle du piano qui agit comme une sorte de pont entre l’Orient et l’Occident. Son approche donne lieu à ce qu’elle qualifie de documentaire hybride qui découle de son parcours cinématographique d’abord expérimental. La narration tout du long, que la cinéaste a mis 8 ans à rédiger, prend la forme d’un mélange entre conte, mémoires intimistes et monologue intérieur; elle nous berce en une douce simplicité dans cet entre-deux-mondes, alors qu’elle, par son processus exploratoire, s’attèle à mettre en pièces les barrières émotionnelles familiales, à briser les tabous de l’abus infantile, à passer par-dessus cette honte qui peut taire et à creuser dans ce qui fait souffrir; alors qu’elle s’attèle à tout rejouer de la tradition sans en rejeter les héritages. Alors que la reine est une source d’inspiration et le désastre nucléaire de Fukushima un élément déclencheur de création, l’histoire des deux sœurs agit plutôt comme prétexte pour raconter bien d’autres choses. Et nous, spectateurs et spectatrices, suivons tout cela à bord d’un train qui nous trimballe, parfois à l’avancée et d’autres fois à reculons, porté par l’invisible cours du destin, aux côtés de la cinéaste lors de son retour au Japon, aux côtés de son questionnement identitaire : où se trouvent ses vraies racines?

 

Gabrielle Ouimet
Directrice artistique de Tënk

 

 

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