Item 1 of 4

Archive

139'

Québec, 2013

Production : Groupe Épopée

Français

Anglais


Luttes



Résumé


Documentaire sur la grande mobilisation politique québécoise du printemps 2012. Lancé par une grève des étudiant.e.s en faveur de l’accès à l’éducation, le mouvement s’est élargi pour inclure une résistance au gouvernement en place, à la violence et à l’impunité de la police de Montréal, à l’exploitation industrielle du milieu vivant et au système économique actuel. «La force de la grève se fonde dans l’anonymat. Elle fait fluer le commun à travers la dispersion, jusque dans la solitude des marcheurs et marcheuses. Chacun reconnaissant sa propre situation dans celle des autres, la résonance affective se transmue peu à peu en fusion. La répression ne défait que les collectifs encore sériels; le commun ressurgit en essaim à chaque coin de rue.» (Épopée, 2012)

L'avis de Tënk


À coups de slogans, à coups de tambours ou de trompettes, à coups de spatules sur les chaudrons, à coups de matraques et à coup de manifs de soirs, la lutte étudiante du printemps 2012 s’est étendue pour aller toucher toutes sortes de problématiques sociales d’envergure. Différents collectifs alliés se sont annexés aux étudiant.e.s en colère pour la gratuité scolaire, déambulant lors des manifestations avec leurs bannières et aidant, tout absurde que ce soit, à légitimer les voix étudiantes : Têtes blanches - carré rouge, Profs contre la hausse, Mères en colère et solidaires, étaient du même combat.


Sans narration et sans parole outre les slogans scandés lors des manifestations, le film fait le portrait d’une grève dont la force réside dans le nombre. Il dépeint à la fois l’esprit collectif et anonyme de la lutte par une enfilade d’images rassemblées en une archive visuelle, une sorte de bulle mémorielle qui rappelle exactement les sentiments de force, de colère, de peur, de collectivité que les manifestant.e.s utilisaient comme carburant pour courir les rues qui étaient à nous.
Et pour celles et ceux qui n’y étaient pas, le film donne à voir non seulement l’ampleur de la lutte, la force du nombre et la beauté du mouvement tout autant que la brutalité policière mise en œuvre. Les images d’une lutte d’ici qui en évoque tant d’autres et qui souligne, en temps de pandémie, le sentiment de grandeur et de puissance que les rassemblements collectifs peuvent faire éclore.

 

 

Gabrielle Ouimet
Directrice artistique de Tënk

 

 

Item 1 of 4
Item 1 of 4

Item 1 of 4