Résumé
À travers ce documentaire intimiste, la réalisatrice explore avec sensibilité les liens tissés, brisés et transformés entre les enfants d’une famille recomposée après une rupture. Repoussant les limites du genre desktop documentary, elle livre un portrait poignant d’un deuil rarement nommé, offrant une exploration unique et captivante du deuil et de la reconnexion.
L'avis de Tënk
Hyperlien, dernier court métrage de Juliette Poitras, est un film d’écran traçant l’histoire de la séparation d’une famille reconstituée. Connue pour ses œuvres Fleurs de limbes (2022) et Statu Quo Chouchou (2023), la cinéaste raconte de façon candide son histoire familiale à travers un écran d’ordinateur. Utilisant différents médiums, tels que des photos, appels en visioconférence, messagerie instantanée, notes et même Google Maps, Juliette Poitras effectue ici un sublime collage synthétisant les souvenirs d’une enfance heureuse, mais teintée par la perte soudaine d’un quotidien partagé avec trois demi-sœurs. De par sa démarche de mise en abyme et sa nature réflective, Hyperlien est beaucoup plus qu’un simple exercice de style. Travail d’archives et généalogie urbaine d’une grande vulnérabilité, cette œuvre nous démontre les impacts émotionnels et concrets d’une double séparation vécue en bas âge, à travers laquelle plusieurs personnes pourront s’y retrouver.
Alexandra Mendel
Responsable de production et adjointe à la programmation
Plein(s) Écran(s)