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5 min
Italie, 2018

Production : Officina Visioni
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Les films de Cecilia Mangini



Résumé


Une foule étonnée lève son visage vers une jeune photographe en 1956, lors de la fête d’un village des Pouilles.

L'avis de Tënk


Les paysages-visages d'une foule de spectateurs surpris par l'audace d'une jeune photographe dans un village des Pouilles qui célèbre la fête du saint patron. Pendant que la fanfare s'exécute, Cecilia Mangini, en jeans, veste et caméra Superikonta 6x6, se lance sur les marches du kiosque à musique derrière le maestro qui dirige la plus belle ouverture de Rossini. Les visages émerveillés du public de Rutigliano montrent l'étonnement devant ce qui est en train de se passer. Clic ! Un instant qui dure 55 ans nous ramène au paysage formé par les visages, par les hommes endimanchés pour assister au concert sur la place. Ce sont tous des hommes, de tous âges. On ne voit pas de femmes, sauf quelques visages à moitié cachés ; une a un enfant avec elle.

Dans l'espace public se pressent mille visages, mille histoires, mille trajectoires imprévisibles fixés à jamais par le cliché de Cecilia, photographe de rue, seule femme à agir, prête à enchanter et à surprendre le public à un moment décisif, un centième de seconde qui dure à jamais.

C'est l'exploration d'un cliché photographique célèbre. Cecilia aimait beaucoup ouvrir ses rétrospectives avec Il Barbiere di Siviglia de Rossini et avec ces paysages-visages qui se lient aux vrais visages, aux beaux visages, des films réalisés par Pier Paolo Pasolini.

 

 

 

 

Paolo Pisanelli
Cinéaste et collaborateur de Cecilia Mangini

 

 

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