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93 jours
62 min
France, 2024

Production : Partizan films
Français
Anglais

Ours de cristal (section Generation Kplus) · Berlinale 2025

La Berlinale



Résumé


Maya et son papa vivent dans deux pays différents. Pour maintenir le lien avec sa fille et continuer à lui raconter des histoires, son papa lui demande chaque soir : « Maya, donne-moi un titre ». À partir de ce titre, il lui fabrique alors un dessin animé dont elle est l’héroïne.

L'avis de Tënk


Michel Gondry a toujours été un formidable explorateur de la forme cinématographique. Loin de se cantonner à un seul genre, il explore tout : le long, le court, la fiction, le documentaire animé, la pub, le vidéoclip. Et dans chaque genre, il explore à nouveau : la temporalité, les jeux de dimensions, de perspectives, de redondances, la technologie côtoyant l’analogique, le tout rempli de couleurs. Ce qui unit toutes les œuvres de Gondry – telles Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Be Kind Rewind, et La science des rêves – est la créativité inusitée de celui qui ne s’assoit jamais sur ses acquis.

Alors, on n’est pas surpris d’apprendre qu’après sa séparation avec la mère de sa fille Maya, Gondry maintient les communications avec sa petite dotée d'une imagination sautillante. Avec Maya, donne-moi un titre, Michel Gondry nous invite à découvrir de courts films animés en papier qu’il crée à partir de titres ou de bouts d’histoire que lui donne sa fille. Il suffit d’un mot pour que papa se mette à inventer des poissons qui parlent, des mers de ketchup, des chats cambrioleurs. C’est un peu comme si le cinéaste nous invitait à l’heure du conte. Maya, qui a hérité des traits espiègles de son papa, apparaît pour annoncer les titres des histoires dans un décor ludique. On aurait bien aimé pouvoir entendre ou voir les réactions de Maya à ces petits films, mais on sent, en tous les cas, combien ce père s’ennuie de la présence de sa fille.

Maya, donne-moi un titre nous permet de retrouver les coloris vibrants, l’ingéniosité et l’humour de Michel Gondry qui prouve encore une fois qu’il a gardé son esprit d’enfant explorateur, malgré ses 62 ans.

 

 

Christine Chevarie
Cinéaste

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