Item 1 of 4

123 jours
97 min
Québec, 2024

Production : Metafilms
Japonais
Français, Anglais

Histoire



Résumé


Noriko Oi, une Canadienne d’origine japonaise vivant à Montréal depuis plus de 20 ans, s’apprête à retourner à Nagasaki, sa ville natale, pour aider ses frères et sœurs à vider la maison familiale qui sera bientôt vendue. Entre les murs de cette vieille maison se trouvent les fragments de l’histoire de la famille Oi. Noriko décide de reconstituer le passé de sa mère, Mitsuko, survivante de la bombe atomique, dans l’espoir d’apprivoiser son héritage familial et panser les sombres réminiscences de ce passé tragique. Sa quête s’annonce ardue. Mitsuko, décédée il y a plus de 30 ans, n’a jamais partagé son histoire. Au fil de ses recherches, Noriko rencontre divers allié·e·s qui l’aideront à découvrir le passé de sa mère et à dévoiler des détails inconnus sur cette époque de son Japon natal.

L'avis de Tënk


La cinéaste Laurence Lévesque accompagne sa belle-mère, Noriko Oi, Québécoise d’adoption, dans un retour au Japon afin de fermer la maison familiale. Ce processus de dépouillement auquel on assiste est aussi un moment de reconstruction pour Noriko.

En effet, la protagoniste reconstruit le fil de la vie de sa mère qui a miraculeusement survécu à l’immense tragédie humaine du 9 août 1945, le jour où l’armée américaine a lancé la bombe atomique sur Nagasaki, entraînant dans la mort 80 000 citoyen·ne·s.

Bien qu’elle ait survécu, la mère de Noriko a évidemment été profondément atteinte par cet événement. Nous le découvrons par couches subtiles tout au long du documentaire. Ce retour à Nagasaki est aussi l’occasion pour Noriko Oi de rencontrer des survivant·e·s de la bombe qui témoignent de leurs souvenirs de cette journée du 9 août vécue alors qu’iels n’étaient encore que des enfants. Leurs récits serrent le cœur.

La cinéaste a choisi de nous raconter le cheminement de Noriko à travers de longs plans aux cadrages magnifiques. La caméra capte avec patience les gestes de la protagoniste qui dépossède peu à peu la maison familiale de ses souvenirs. La lumière voilée, riche ou enveloppante, révèle les paysages extraordinaires de Nagasaki, sa nature, ses horizons. La musique, comme un voile posé sur ces images, rappelle subtilement les sirènes d’alerte à la bombe. Il émane ainsi du film à la fois une douceur et une tension.

À notre époque où l'on assiste à une montée en flèche de la haine, le documentaire de Laurence Lévesque rappelle les périls de la guerre et l’immense, immense, besoin de lutter pour la paix.

Okurimono est un film qui prend son temps. Le temps qu’il faut.
 

 

Christine Chevarie
Cinéaste

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