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53'

Québec, 2003

Production : Entre chien et loup, Altomedia

Programmé par Pascale Ferland

Français

Anglais


Histoire



Résumé


La relation privilégiée entre une jeune cinéaste québécoise et l’héroïne de la Résistance française, Lucie Aubrac. Pendant quatre saisons, la réalisatrice accompagne « une jeune femme de 89 ans » qui fonce, s’indigne et séduit. Ce portrait en mouvement d’une militante de tous les temps évoque le pouvoir de l’amour, la foi en l’être humain et la solidarité comme espoirs d’un monde meilleur. Lucie de tous les temps trace un portrait sensible et original de Lucie Aubrac, la femme. Le film met en lumière l’action de Lucie et son amour du verbe « résister » auquel elle donne un sens actuel avec toute l’énergie dont elle dispose encore à 90 ans !

L'avis de Tënk


C’est à Paris, dans un ascenseur, que la cinéaste Julie Perron fait la rencontre d’une « jeune dame » de 89 ans, qui lui plait au point d’avoir envie de faire son portrait à travers un film. Du « regard audacieux » de cette grand-maman émanait cependant l’inattendu. « Les rencontres décisives de nos vies sont souvent les plus improbables », nous confie la cinéaste d’entrée de jeu, alors qu’elle découvre, au fil des rencontres, que sa protagoniste n’est nulle autre que la célèbre héroïne de la résistance française : Lucie Aubrac. Cette dernière était connue pour son militantisme antifasciste, mais surtout pour avoir fait libérer son mari Raymond et une dizaine d’autres résistants des mains de la Gestapo de Klaus Barbie. Alors qu’elle était enceinte, Lucie mena une attaque à main armée pour faire évader les prisonniers du camion cellulaire qui devait les conduire au cachot. Au-delà des actes de bravoure de ce personnage historique, modèle féministe plus grand que nature, la cinéaste nous invite à découvrir une femme qui se raconte en toute simplicité : des mémoires de son enfance jusqu’à son histoire d’amour avec Raymond qui perdure depuis plus de 60 ans. Les récits qui jalonnent le film, ponctués d’archives, évoquent des moments bouleversants, comme celui où Lucie allaitait un nourrisson affamé dont les parents venaient d’être déportés. À travers ce film magnifique et d’une grande profondeur, Perron échafaude un portrait à la fois complexe et nuancé d’une grande résistante. Un film où résonne la voix de Lucie Aubrac, pour qui l’injustice demeure l’objet d’une lutte de tous les instants, de tous les temps, sans égard aux origines ou aux frontières.

Pascale Ferland
Cinéaste, enseignante et programmatrice

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