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Disponible en location

51'

France, 1989

Production : La Sept, Diagonale, Le Musée d'Orsay

Français, Allemand

Français, Anglais


Arts



Résumé


De très longs plans-séquences livrent au regard la campagne aixoise traversée d’autoroutes, la montagne Sainte-Victoire, quelques photographies du peintre prises un an avant sa mort, quelques-uns de ses tableaux. Cette observation sert d’appui à l’écoute attentive de textes de Cézanne extraits de sa correspondance. Un inlassable questionnement sur l’art, la nature et sa représentation.

L'avis de Tënk


Le premier visionnement de ce film, il y a longtemps, m’avait subjuguée. J’étais déstabilisée dans mes repères narratifs. On traverse ce film comme dans un rêve - Fellini n’aurait pu faire mieux - d’un état à l’autre sans lien apparent. Jacques Aumont souligne bien justement que « rien, absolument rien, n'y est donné sur le mode analytique ». Il faut donc accepter de perdre pied devant ce film, ne pas chercher à comprendre le lien entre ce long plan fixe sur une photographie de Cézanne peignant sa montagne Sainte-Victoire et cette scène d’une pièce de théâtre d’Empédocle quasi surjouée en allemand, ou cet extrait du film Madame Bovary de Jean Renoir. C’est l’expérience de la mise en abîme de l’art par l’art par excellence. Et le fil d'Ariane, c’est le flot presque ininterrompu de mots s’égrainant dans le temps et la persistance des images, comme dans un songe.

 

 

Marie-Odile Demay
Productrice et conceptrice transmédia

 

 

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