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Disponible en location

86 min

France, 1961

Production : Argos films

Programmé par Naomie Décarie-Daigneault

Français

Français, Anglais




Résumé


Nous sommes à Paris, c’est l’été 1960. Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch, cinéaste et ethnologue, vont enquêter sur la vie quotidienne de personnes de milieux et d’âges différents qui s’expriment sur la vie qu’ils mènent. Ouvriers, étudiants, employés : tous oublient le micro et la caméra pour évoquer leurs préoccupations et leurs espoirs et tenter de répondre à la question: « Êtes-vous heureux ? »

L'avis de Tënk


Il y a de ces films cultes qui marquent une époque, en même temps qu’ils marquent l’histoire du cinéma. Ils sont rares, et on y revient toujours, avec le même émerveillement ravivé. En vieillissant, le rapport à l’œuvre se transforme ; strate après strate, elle nous dévoile ce qui en fait sa richesse inépuisable. Et le meilleur du sentiment : on sait qu’à la prochaine écoute, l’enchantement se poursuivra et de nouvelles lectures nous feront palpiter à nouveau.

 

Chronique d’un été a tout pour marquer l’histoire : Edgar Morin et Jean Rouch à la réalisation. Raoul Coutard et Michel Brault - entre autres - à la caméra. L’été 1960, dans une France marquée par le colonialisme, la guerre d’Algérie, la montée en puissance d’une classe ouvrière qui commence à ruer dans les brancards et à rêver d’une autre existence. Et l’arrivée du son synchrone et des caméras portatives qui marqueront l’émergence du cinéma direct.

 

Entre enquête sociologique, révolution technologique, tâtonnements formels pour accéder à quelque chose de plus vrai, de plus authentique que la mise en scène du social, Chronique d’un été est bourré d’imperfections, de maladresses, de discours éculés, mais il irradie la promesse de nouveaux possibles et de l’espoir d’une révolution des moeurs. Si les échecs post-68 n’auront pas permis d’accéder à cette vie marginale, authentique, dont rêvent les ouvriers, revisionner cette œuvre qui appelle la modernité, c’est renouer avec une forme de l’espoir.

 

 

 

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

 

 

 

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