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Vendredi - Les chars

Cinéaste : Jacques Leduc Québec, 1978 PRODUCTION : ONF/NFB
24'
Français

À propos de ce film

Résumé

Ce court métrage documentaire présente Montréal l’hiver, sous la neige. Cette période de l'année est celle où les garagistes font des affaires d'or. L'automobile serait-elle au service de l'humain? À voir Les chars, on croirait plutôt le contraire! Ce film fait partie de la série Chroniques de la vie quotidienne tournée dans les années 1970, pour laquelle Jacques Leduc, de concert avec quelques autres réalisateurs, a réalisé un film pour chaque jour de la semaine, caméra à l’épaule, afin de rapporter des événements du quotidien.

L'avis de Tënk

Vendredi - Les chars fait partie intégrante de la série de films documentaires conçue et réalisée par Jacques Leduc et certains collègues de l’ONF au milieu des années 1970. Les cinéastes désiraient alors capter le réel tout en atténuant les résonances des points de vue subjectifs.

Les chars offre un portrait fidèle de la diversité culturelle à cette époque. Leduc fait ressortir les gestes du quotidien, comme dans son film de fiction Tendresse ordinaire. Ici, les tâches de garagistes, les prises de décisions des patrons, les réactions de leurs client.e.s, tou.te.s confiné.e.s dans le petit local d’accueil d’un garage du quartier Saint-Laurent de Montréal et ce, en pleine tempête. On y voit à certains égards des similitudes avec le très beau film de Noël de Gilles Carle, La vie heureuse de Léopold Z (1965).

Le projet Chroniques de la vie quotidienne duquel Vendredi - Les chars fait partie, a été accepté suite à une proposition de deux pages que le cinéaste Jacques Leduc avait soumise aux membres du comité de l'ONF.

Christian Mathieu Fournier
Cinéaste

Cinéaste

Jacques Leduc

Jacques Leduc est réalisateur et directeur de la photographie en plus d’avoir été rédacteur et critique à la revue Objectif entre 1961 et 1967. À la même époque, il entre à l'Office national du film (ONF). Il travaille derrière la caméra jusqu'en 1967 et passe ensuite à la réalisation, alternant entre fictions et documentaires. Un de ses premiers films, On est loin du soleil (1970), basé sur la vie du Frère André, illustre bien son style de fiction : structure complexe, dédramatisation, sensibilité détournée. Il récidive avec Tendresse ordinaire (1973) qui va plus loin dans la recherche de la quotidienneté. Albédo (1982) s'inscrit dans une approche qui renouvelle avec les conventions du cinéma direct. Son esthétique s'y matérialise dans une oeuvre où s'enchevêtrent réalité et fiction. Dans ses films suivants, Leduc propose une réflexion sur le documentaire, la société québécoise, le militantisme politique et le rôle des femmes.