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Port d'attache

Cinéaste : Laurence Lévesque Québec, 2019 PRODUCTION : Élise Bois
28'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

Samuel pêche sur le bateau de Clément depuis plusieurs années. Alors que Samuel rêve de devenir capitaine, Clément, lui, cherche à prendre sa retraite. Les deux hommes s’entendent sur la vente du bateau, et pourtant, la passation ne se fera pas aussi facilement.

L'avis de Tënk

C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme, chantait jadis Renaud. Dans ce court métrage de la jeune cinéaste Laurence Lévesque, on sent bien à quel point l’appel des flots répond à des motivations plus subtiles et plus profondes qu’une simple décision rationnelle ou économique. Être pêcheur au Québec en 2021, c’est encore renoncer à voir sa famille pendant de longues périodes, affronter les éléments et les dures conditions météorologiques, travailler de longues et éreintantes heures… Mais être pêcheur dorénavant, c’est également se frotter à un système kafkaïen de bureaucratie, un univers parallèle où les permis se vendent des millions de dollars et où la passation prend des allures d’épreuves initiatiques. Mais le fleuve continue d’exercer son attraction magnétique et de couler dans les veines des populations côtières, semblant rendre tout le reste dérisoire. Et les pêcheurs poursuivent leur besogne qui a des allures de vocation, une année à la fois.

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

Cinéaste

Laurence Lévesque

Laurence est originaire de Saint-Eustache. Après avoir terminé un D.E.C en communication-cinéma au collège Lionel-Groulx, elle complète un certificat en scénarisation à l’Université du Québec à Montréal. Elle part ensuite en Nouvelle-Écosse durant un an pour enseigner le français à de jeunes étudiants du secondaire. À son retour, elle débute son baccalauréat en cinéma, toujours à l’UQAM dans le profil réalisation, qu’elle termine en 2017. Durant son cursus, Laurence participe à plusieurs courts métrages. Parallèlement aux études, elle est bénévole pour l'organisme communautaire Suicide-Action Montréal où elle devient intervenante auprès d’appelants en crise suicidaire. Ainsi, grâce à ses diverses expériences en tant qu’intervenante, elle est en mesure de réaliser des films sensibles où l’être humain est mis de l’avant. D’ailleurs, Laurence s’intéresse à l’impact de la démarche artistique sous-jacente au documentaire comme outil d’intervention sociale. Par le passé, elle s’est surtout tournée vers la forme documentaire pour explorer des sujets qui l’habitent, mais elle s’intéresse aussi à la fiction.