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Le jour du pain

Cinéaste : Sergey Dvortsevoy Russie, 1998 PRODUCTION : Sergey Dvortsevoy
55'
Russe Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Le film décrit une journée dans la campagne russe, à une centaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg. Dans un village, il ne reste plus que quelques personnes âgées isolées. Une fois par semaine, elles reçoivent du pain par un wagon allemand abandonné pendant la guerre. Le train s’arrête à la gare de Jikharevo à plusieurs kilomètres du village. C’est dans la neige que les habitants doivent ensuite pousser ce wagon sur une voie ferrée complètement vétuste. Mais lorsque le pain est mis en vente, chacun.e ne reçoit pas la ration attendue.

L'avis de Tënk

La séquence magistrale d’ouverture du film démontre toute la force du temps au cinéma, celle d’une suspension et d’un suspense, d’une attente, d’une interrogation, précisément ce qui intéresse Sergey Dvortsevoy.

Son sens de la durée est toujours au service du récit, concentré dans chaque séquence, et son sens de l'observation d’une grande acuité, celle de son attention aux mondes perdus, oubliés de tou.te.s. Pas de films sans animaux dans son cinéma documentaire, pour souligner leur proximité et ce qui nous relie à eux. Ici, les conditions de vie extrêmes, avec les tensions qu’elles engendrent et la solidarité qu’elles nécessitent.

Pascale Paulat et Christophe Postic
Co-directeur.trice.s artistiques
États généraux du film documentaire

Cinéaste

Sergey Dvortsevoy

Né en 1962 à Chymkent au Kazakhstan, Sergey Dvortsevoy suit des études d’ingénieur aéronautique et devient aiguilleur du ciel. Il découvre par hasard la VGIK, célèbre école de cinéma moscovite dans laquelle il décide de suivre des cours de scénario et de réalisation documentaire. Après avoir parcouru la Russie et l’Ukraine, il se consacre à la culture kazakhe. Qualifiant lui-même son œuvre de « cinéma de la vie », il cherche la poésie du réel dans sa simplicité, l’extraordinaire dans l’ordinaire, filmant des peuples qu’on a peu l’habitude de voir à l’écran. En 1995, son film de fin d’études, Paradis, est présenté dans de nombreux festivals et connaît un véritable succès. Sa réputation de documentariste se confirme avec ses films suivants : Le jour du pain (1998), Highway (1999), Dans le noir (2004). En 2008, il réalise sa première fiction, Tulpan, qui reprend les thèmes humanistes de ses documentaires, sans se départir d’un humour subtil et tendre. Son nouveau film de fiction, Ayka, était présenté en compétition au Festival de Cannes 2018.