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Vacances prolongées

Cinéaste : Johan van der Keuken France, Pays-Bas, 2000 PRODUCTION : Pieter van Huystee Films & TV
146'
Dutch Français

À propos de ce film

Résumé

Octobre 1998, Johan van der Keuken apprend que son cancer de la prostate ne lui laisse que quelques années à vivre. Caméra à l’épaule, il part en compagnie de sa femme pour un dernier voyage, dont il fera son dernier film. De Noël 1998 à l’été 1999, il sillonne les pistes du Mali, les contreforts himalayens du Bhoutan, les aéroports américains... Partout, des êtres dans leur quotidien : le rituel des ablutions et la prière des bonzes ; la misère des favelas de Rio ; des enfants maliens défilant dans une innocence grave. Et puis, un jour, à New York, l’espoir renaît : le médicament miracle existe...

L'avis de Tënk

« Quand les choses tournent mal, il reste des métaphores pour l’exprimer. »

Éblouissant journal de voyage, mais aussi récit médical sans fard et long poème hédoniste, l’ultime long métrage du maître hollandais est l’autoportrait d’un cinéaste d’instinct qui nous offre un film profond et mystérieux, peut-être son plus troublant.

Si l’on remonte le fil des récits, van der Keuken livre d’abord un film lumineux sur la mort. Sa matière - la réalité sensible de son film - dérive à la surface d’un monde dont le cinéaste examine le mouvement, les flux invisibles et les rites secrets. Même affaibli, son regard est omniprésent.

Nourri par le rapport égal et continu qu’il porte aux images, les aller-retours entre les continents, les peuples, les paysages et les hôpitaux, le cinéaste substitue peu à peu à la progression immuable de sa maladie, l’expression d’une simple présence attentive à l’état d’un monde qu’il se prépare à quitter.

Terence Chotard
Cinéaste

Cinéaste

Johan van der Keuken

Cinéaste documentaire et photographe néerlandais, Johan van der Keuken (1938-2001), a parcouru le globe à la recherche d’images et de récits, caméra 16 mm à l’épaule. Il a tourné absolument tous ses films en pellicule, ce qui fait figure d’exception dans le monde documentaire. Réalisateur incontournable, van der Keuken a bouleversé les règles de montage établies. Très jeune, il fait de la photo et publie son premier album dès 1955, "Nous avons 17 ans" et entre à l'IDHEC à Paris en 1956 menant dès lors une activité de photographe, de cinéaste et de critique. Il réalise son premier film "Un moment de silence" en 1960. À sa mort, il nous laisse une œuvre engagée et universelle, riche d’une cinquantaine de films, dont on peut citer "L'enfant aveugle" (1964), "Les vacances du cinéaste" (1974), "Vers le sud" (1981), "L'œil au-dessus du puits" (1988), "Amsterdam Global Village" (1996), ou encore "Vacances prolongées" (2000).