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Sois belle et tais-toi

Cinéaste : Delphine Seyrig France, 1981 PRODUCTION : Studio 43, Delphine Seyrig
115'
Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Delphine Seyrig interroge une vingtaine de comédiennes françaises et américaines sur le thème de la condition féminine dans les métiers du cinéma. Auriez-vous choisi le même métier si vous aviez été un homme ? Y a-t-il une place pour une comédienne vieillissante ? Avez-vous songé à devenir metteur en scène ? Bilan collectif plutôt négatif en 1976 sur une profession qui ne permet que des rôles stéréotypés et aliénants.

L'avis de Tënk

Bien avant l’ère des réseaux sociaux et des dénonciations sur les inégalités de genre dans le milieu cinématographique (#MoiAussi), Delphine Seyrig réalise son troisième documentaire sur la condition des femmes. Nous sommes en 1976, soit peu de temps après la mise en marché de la première caméra vidéo portable : une technologie dite « plus légère » qui engendra rapidement de nouvelles pratiques de tournage et de diffusion amateurs et engagées. Devenu aujourd’hui l’ancêtre de nos téléphones portables, ce médium a permis la réalisation de nombreuses œuvres féministes, à l’instar de "Sois belle et tais-toi" qui témoigne des oppressions vécues par des actrices et annonce l’émergence des théories critiques sur le « male gaze » dans la production cinématographique. Sous la forme d’entretiens filmés, cette production importante met en exergue les voix d’une vingtaine d’actrices dont les expériences relatées contribuent à faire trembler les murs d’un silence encore trop persistant.

Julia Minne
Programmatrice

Cinéaste

Delphine Seyrig

Actrice au cinéma et au théâtre, héroïne entre autres d'Alain Resnais, Marguerite Duras et François Truffaut, elle a également milité pour les droits humains et le féminisme. Elle rencontre Carole Roussopoulos en 1974 qui lui apprend le maniement de la vidéo légère. La même année, Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Carole Roussopoulos créent toutes les trois une association, Les Muses s’amusent, qui devient rapidement Les Insoumuses, dédiée à la création vidéo militante. Elles en font un outil d'expression des luttes féministes et réalisent plusieurs films, notamment "S.C.U.M. Manifesto" (1976), "Maso et Miso vont en bateau" (1976), "Sois belle et tais-toi !" (1981). En 1982, elle fonde avec Carole Roussopoulos et Ioana Wieder le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.