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Depuis que le monde est monde

Cinéastes : Serge Giguère , Sylvie Van Brabant , Louise Dugal Québec, 1981 PRODUCTION : Rapide-Blanc
63'
Français

À propos de ce film

Résumé

En attente de la venue de leur premier enfant, Sylvie Van Brabant et Serge Giguère recherchent un lieu propice à l'accouchement. Ils se lancent alors dans la réalisation d'un film pour traiter du phénomène de la surmédicalisation de la naissance. Depuis que le monde est monde est un film-choc qui permet d'assister dans l'intimité aux accouchements de trois couples. À l'hôpital, dans l'illégalité avec des sages-femmes ou dans une chambre de naissance en milieu hospitalier, les trois situations dépeignent les conditions d'accouchement au Québec dans les années 80.

L'avis de Tënk

Réalisé en 1981 dans le cadre de la toute nouvelle société de films indépendants, Les Productions du Rapide-Blanc, Depuis que le monde est monde est l’un des premiers documentaires québécois à s’intéresser de près aux conditions d’accouchement des femmes. Porté avec courage et détermination pendant plus de trois ans par Sylvie Van Brabant, Louise Dugal et Serge Giguère, ce long métrage engagé dépeint avec justesse et bienveillance le parcours de sages-femmes dont le statut ne sera reconnu légalement au Québec qu’à partir de 1999. S’inscrivant au cœur des débats féministes sur la santé des femmes, ce film a contribué historiquement à favoriser l’évolution des représentations cinématographiques autour du corps des femmes, s’éloignant ainsi de toute objectification.

Julia Minne
Programmatrice

Cinéastes

Serge Giguère

Serge Giguère est l’une des figures majeures du documentaire au Québec. En 1974, il fonde Les films d’aventure sociale du Québec avec Robert Tremblay. Les deux cinéastes y coréalisent entre autres le documentaire Belle famille (1978). Giguère s’associe ensuite à Sylvie Van Brabant pour créer en 1984 Les Productions du Rapide-Blanc, où il réalise la plupart de ses films, dont Oscar Thiffault, Le mystère MacPherson et tout récemment Les lettres de ma mère. D’abord reconnu pour son travail de caméraman, Serge Giguère a signé les images d’une soixantaine de films. Résolument humaniste, son cinéma propose des voyages intimes où le réel et l'imaginaire s'entremêlent pour nous ouvrir à la dimension secrète qui nous lie les uns aux autres.

Sylvie Van Brabant

Cofondatrice des Productions du Rapide-Blanc avec Serge Giguère, Sylvie Van Brabant en dirige les destinées avec autant de fougue que de rigueur depuis les débuts. Elle a notamment produit plusieurs films primés au Québec ou à l'international, comme Parfaites (2016), Le commerce du sexe (2015), Anticosti, la chasse au pétrole extrême (2014) et Chercher le courant (2010). En plus de contribuer à la production de la majorité des films du Rapide-Blanc, Sylvie Van Brabant est également cinéaste. Elle a signé des films marquants et reconnus pour leur impact social indéniable. Son plus récent film, Visionnaires planétaires (2009), s'est mérité de nombreux prix, dont celui de Meilleur long métrage canadien au Planet in Focus en 2009. Sylvie Van Brabant milite pour le documentaire d'auteur depuis plus de 20 ans. En plus de siéger sur les exécutifs de Doc Québec et de l'Observatoire du documentaire, elle a été membre du conseil d'administration de Hot Docs, de l'ARRQ et de Doc Québec. En 1990, elle a démarré le mouvement Urgence documentaire.

Louise Dugal

Louise Dugal monte, démonte et remonte des images et des sons. Elle entreprend cette aventure avec Fernand Bélanger et collabore étroitement à son oeuvre. Elle est de la première mouture des Productions du Rapide-Blanc. Elle travaille d'abord avec Sylvie Van Brabant sur son film Depuis que le monde est monde (1981), puis elle collabore au cinéma de Serge Giguère, notamment sur Oscar Thiffault (1987), Le roi du drum (1992), 9, St-Augustin (1996), Suzor-Côté (2001), À force de rêves (2006). Toujours au Rapide-Blanc, elle épaule Ève Lamont au montage de ses films, dont Méchante job (2001), Squat! (2002), Le commerce du sexe (2015), Le chantier des possibles (2016) et La coop de ma mère (en production). Parallèlement, elle participe entre autres au cinéma de Jeannine Gagné, Michel Lamothe et Jeanne Crépeau.