Duckworth : filmer de manière juste

À l'occasion de la première du long métrage Dear Audrey du documentariste Jeremiah Hayes aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, Tënk propose en accès libre une rétrospective du grand cinéaste et ardent défenseur de la justice et de la paix Martin Duckworth.

Martin Duckworth, cinéaste militant renommé, a consacré sa vie à la paix et à la justice. Mais aujourd'hui, il pose sa caméra pour se battre pour la cause la plus importante à laquelle il ait jamais été confronté. Alors qu'il s'occupe de sa femme en phase terminale de la maladie d'Alzheimer, l'amour de Martin s'approfondit, et il revient sur une vie et une carrière épiques.

« Le cinéma documentaire est un mariage entre la vie et l'art. »
Martin Duckworth

Cette citation exprime ce que j'aime dans le cinéma de Martin et dans son attitude envers la vie. Pour lui, faire des films, c'est autant forger des amitiés durables que de créer de l'art. Mon tout premier emploi après mes études en cinéma était avec Martin Duckworth. C'était en 1991, à l'Office national du film du Canada, et j'étais assistant monteur sur le film de Martin sur la première guerre du Golfe, Peacekeeper at War. Dès le début, la farouche détermination de Martin à dire sa vérité à travers ses films, (ainsi que l'histoire fascinante de sa vie), m'a inspiré.

Même si Martin a frôlé la mort dans un accident de voiture au Mexique et a été témoin de carnages en filmant sur les lignes de front de pays déchirés par la guerre dans le monde entier, il est resté optimiste. À travers les épreuves et la mort, Martin a développé un sens aigu de la préciosité de chaque instant de la vie. En vivant cela, l'ordinaire devient extraordinaire, dans la vie comme au cinéma.

Jeremiah Hayes