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Mesdames et messieurs, M. Leonard Cohen

Cinéastes : Donald Brittain, Don Owen Québec, 1965 PRODUCTION : ONF
44'
Anglais Français

À propos de ce film

Résumé

Ce documentaire réalisé en 1965 brosse un portrait décontracté de Leonard Cohen, à 30 ans, en visite dans sa ville natale de Montréal. Le poète, romancier et auteur-compositeur vient « renouer avec ses affiliations névrotiques ». Il lit sa poésie à une foule enthousiaste, se promène dans les rues de la ville, se détend dans une chambre d'hôtel à trois dollars la nuit et... prend un bain !

L'avis de Tënk

Tourné à la fin de l’année 1964, Mesdames et messieurs, M. Leonard Cohen se déroule donc trois ans avant la parution du premier album de chansons de Cohen. L’auteur, alors au début de la trentaine, avait publié trois recueils de poésie et un roman aux accents autobiographiques. Au rythme d’une trame sonore jazzy, le documentaire, empreint d’une certaine innocence caractéristique de la première moitié des années 1960, montre principalement Cohen, de retour de sa modeste maison de l’île d’Hydra, en Grèce, errer dans les rues de Montréal.

Malgré une voix off classique et une caméra qui reste en retrait de l’action, le film dégage, avec le joli grain de sa pellicule noir et blanc, une beauté surannée. Surtout, il saisit avec brio le charisme indéniable, la vivacité d’esprit et la grâce singulière du jeune Cohen − ainsi que tous les paradoxes qui l’animent − , et ce, dès les premières minutes du film. La voix off, citant un poème du Montréalais, conclut que « des rêves de gloire chuchotent dans la moelle de son épine dorsale. » Difficile d’imaginer une finale plus prophétique que celle-ci lorsque l’on examine, a posteriori, l’ensemble de la carrière de Cohen.

Jean-Philippe Desrochers
Critique

Cinéastes

Donald Brittain

Donald Brittain est un cinéaste et producteur canadien (1928-1989). Après plusieurs années comme journaliste au Ottawa Journal, Brittain entre à l'ONF en 1955. Il en est bientôt l'un des documentaristes les plus respectés. En 1962, il produit une série de 13 épisodes, Canada at War sur la Deuxième Guerre mondiale. Deux ans plus tard, en collaboration avec John Kemeny, il réalise Bethune, héros de notre temps, premier d'une série de films dans lesquels il dépeint des personnages controversés. Dans un style vivant, humoristique, original et souvent incisif, il trace notamment le portrait de Leonard Cohen, Ferguson Jenkins, Malcolm Lowry et des sœurs Dionne. Dans The Champions (1978), il décrit la carrière des titans et adversaires politiques canadiens Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque. La qualité et la variété de sa production placent Brittain au rang des grands documentaristes canadiens anglais.

Don Owen

Donald Owen est un réalisateur, producteur, monteur et scénariste canadien (1931-2016). Cinéaste pionnier, il a notamment réalisé deux des films canadiens-anglais les plus importants des années 1960. Son premier long métrage, réalisé en 1964, Nobody Waved Good bye, représente une étape importante dans l’évolution du cinéma narratif au Canada et fut en partie improvisé. En 1967, son troisième film, The Ernie Game remporte de nombreux prix et est l'un des exemples les plus novateurs de cinéma personnel provenant du Canada anglais dans les années 60. Les films de Don Owen explorent généralement le rôle des artistes et des exclus dans la société, mêlant souvent des éléments dramatiques, documentaires et d’improvisation.