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La solitude du chanteur de fond

Cinéaste : Chris Marker Musique originale : Yves Montand France, 1974 PRODUCTION : Seuil Audiovisuel Production
62'
Français

À propos de ce film

Résumé

En février 1974, Yves Montand décide de chanter un soir à l’Olympia pour les réfugiés chiliens en France. Il n’est pas remonté sur scène depuis 1968 et n’a que douze jours pour se préparer. Il s’installe alors dans sa maison d’Auteuil avec son pianiste et compère de trente ans, Bob Castella.

L'avis de Tënk

La course de fond, qui va de la remise en forme du chanteur jusqu’au spectacle unique donné en 1974 en soutien aux milliers de Chiliens en exil, s’apparente plus à un demi-fond, pour lequel la pression est croissante.
De la toute première séance avec Bobby, le pianiste complice et punching bag, où s’élabore le spectacle jusqu’au tomber de rideau, le film témoigne d’un Montand grand chorégraphe, sans éluder les scènes révélant les failles de l’artiste.
Montand, protéiforme, traverse le film : crooner, hâbleur, grande gueule, sensuel, provocateur, défenseur lucide de justes causes, contradictoire…
Chris Marker nous révèle un portrait d’homme, coureur de fond quand le fond de l’air était rouge.

François Waledisch
Ingénieur du son

Cinéaste

Chris Marker

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.