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Brand New Day

Cinéaste : Amos Gitaï France, 1987 PRODUCTION : Agav films
90'
Anglais Français

À propos de ce film

Résumé

Au cours d'une tournée pour la promotion de l'album Revenge, le groupe Eurythmics fait étape au Japon. Pour Dave Stewart (guitariste) et Annie Lennox (chanteuse), c'est le choc d'une découverte : celui du monde des sons tel que le Japon le cultive, à la fois brutalement technologique et hautement raffiné dans ses expressions traditionnelles.

L'avis de Tënk

Manteau long panthère, cheveux décolorés, ghetto-blaster sur l'épaule et synthétiseurs, pas de doute nous sommes bien dans les années 80. En suivant Annie Lennox et Dave Stewart durant leur tournée japonaise, Amos Gitaï nous livre bien plus qu'une simple chronique d'un groupe en tournée, il pose un regard critique sur la position de l'occidental face à une autre culture et des dangers d’une folklorisation de celle-ci. Au travers de longues séquences, les deux musiciens, qui semblent sincèrement fascinés par la culture japonaise, apparaissent bien souvent comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, finalement bien peu à l'écoute de leurs hôtes.

Le film vaut aussi pour le formidable travail de la directrice de la photographie Nurith Aviv sur les séquences de concert, tournées caméra à l'épaule en plan-séquence, qui épousent parfaitement les performances du groupe.

Brand New Day est un film bicéphale qui nous éclaire sur les enjeux culturels, et donc politiques, d'une époque.

Sylvain Bich
Projectionniste

Cinéaste

Amos Gitaï

Amos Gitaï naît en Israël, à Haïfa, en 1950. Il est étudiant en architecture, suivant les traces de son père, quand la guerre de Kippour interrompt ses études. Au cours de ses missions en hélicoptère, il se met à utiliser une petite caméra Super 8. À la fin des années 70 et au début des années 80, il livre plusieurs documentaires, parmi lesquels House (1982) et Journal de campagne (1982). C'est également au cours de cette période qu'il s'exile en France et commence à mettre en scène des fictions sur le thème de l'exil comme Esther (1986) ou Berlin-Jérusalem (1989). De retour en Israël au début des années 90, il tourne de nombreux films en fiction et documentaires qui marquent son retour au pays : Devarim (1995), Kippour (2000), Alila (2003). Il réside aujourd'hui à Haïfa et à Paris, mais travaille dans le monde entier. En près de quarante films, Amos Gitaï a produit une œuvre extraordinairement variée où il explore l'histoire du Moyen-Orient et sa propre biographie à travers les thèmes récurrents de l'exil et de l'utopie.