Ce contenu n'est pas disponible dans votre pays
Encore 49 jours
Bande annonce
Encore 49 jours

Chanson de gestes

Cinéaste : Guy Gilles France, 1965 PRODUCTION : Les Films du jeudi
20'
Sans dialogue

À propos de ce film

Résumé

Sur un mode poétique, un jeu autour des gestes quotidiens. Chorégraphie spontanée des mains, bureaux où l'on découpe les journaux, chambres où l'on peint, où l'on se déshabille. Une main passée dans les cheveux, un poignet virevoltant sur un archer, une recherche obsédée.

L'avis de Tënk

Des gestes, captés furtivement, dans leur environnement naturel, nous racontent une histoire. Est-ce l’histoire du peuple français? Guy Gilles, cinéaste célébré mais toujours plutôt méconnu, ayant œuvré autant du côté de la fiction que du documentaire, propose ici une recherche visuelle autour des mœurs de la société française à travers ses habitudes et gestes quotidiens. La caméra de Gilles, dont les cadrages méthodiques ne sont pas sans rappeler le travail de maître Bresson, expose de façon poétique la puissance évocatrice du langage corporel, des codes communicatifs de nos actions les plus banales. Un film sans paroles qui en dit long.

Frédéric Savard
Archiviste et programmateur

Cinéaste

Guy Gilles

Guy Chiche, dit Guy Gilles, né à Alger le 25 août 1938 et mort à Paris le 3 février 1996, est un réalisateur et scénariste français. Il réalise un premier court métrage à 1958 grâce à un héritage maternel, Soleil éteint. Après des études en beaux-arts, il part pour Paris, où il travaille comme assistant auprès de François Reichenbach en 1964. Son premier long métrage, L'amour à la mer (1964), dans lequel Juliette Gréco, Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Léaud font de brèves apparitions, sort sans distributeur en 1965. Il travaille ensuite pour la télévision et tourne des « ciné-reportages ». Au cours de sa carrière, il réalise plusieurs longs métrages qui, malgré un bon accueil critique, sont boudés par le public. Nommons entre autres Au pan coupé (1968), Absences répétées (1972), Le jardin qui bascule (1975). Il réalise en 1975 un documentaire sur Jean Genet, Saint, poète et martyr dont la diffusion lors d'un festival de films gais est perturbée par un groupe d'extrême droite qui frappe le réalisateur. Ses derniers films à sortir en salles sont Le crime d'amour (1982), avec Richard Berry et Jacques Penot, et Nuit docile (1987). Atteint du sida, rencontrant des difficultés avec la production, il peine à achever Néfertiti, la fille du soleil en 1994. Il décède en 1996.