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Bande annonce
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Cuivres débridés

Cinéaste : Johan van der Keuken Pays-Bas, 1993 PRODUCTION : PVH Films
105'
Néerlandais Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Né de la rencontre du cinéaste avec l’anthropologue Rob Boonzajer Flaes, ce film raconte l’épopée des cuivres, symbole du joug culturel imposé par les coloniaux, de l’Indonésie au Népal, du Ghana au Suriname, et leur appropriation par les peuples colonisés. Avant tout voyage musical, le film raconte comment les instruments se sont libérés de leurs maîtres, se sont détournés du christianisme qui les a importés et sont devenus les captifs bien-aimés des pays conquis, l’accompagnement indispensable des fêtes et des rituels de la religion polythéiste.

L'avis de Tënk

On dit que Van der Keuken a beaucoup ausculté les rapports entre Nord et Sud, ce qui est bien vrai. Mais Cuivres débridés, comme les autres films de cette veine, n'a rien du traitement (sur)plombant d'un thème, d'un sujet. Il s'agit avant tout d'un voyage au sens noble : rencontrer, expérimenter, vivre, éprouver. Et au retour, transmettre de façon sensorielle ce qui a été reçu par Van der Keuken et Nosh van der Lely (compagne du cinéaste et preneuse de son attitrée). La musique est largement inscrite dans la vie quotidienne, et la question du travail ne cesse de revenir sous de multiples formes, dès la magistrale séquence inaugurale. La beauté de cet agencement polyphonique filmé aux quatre coins de la planète, réflexion profonde et étonnante, doit beaucoup au montage keukenien : inspiré, énergique et libre, créant du sens, des liens au-delà des coordonnées physiques et géographiques du monde.

Claire Simon
Réalisatrice

Arnaud Hée
Programmateur, enseignant et critique

Cinéaste

Johan van der Keuken

Cinéaste documentaire et photographe néerlandais, Johan van der Keuken (1938-2001), a parcouru le globe à la recherche d’images et de récits, caméra 16 mm à l’épaule. Il a tourné absolument tous ses films en pellicule, ce qui fait figure d’exception dans le monde documentaire. Réalisateur incontournable, van der Keuken a bouleversé les règles de montage établies. Très jeune, il fait de la photo et publie son premier album dès 1955, Nous avons 17 ans et entre à l'IDHEC à Paris en 1956 menant dès lors une activité de photographe, de cinéaste et de critique. Il réalise son premier film Un moment de silence en 1960. À sa mort, il nous laisse une œuvre engagée et universelle, riche d’une cinquantaine de films, dont on peut citer L'enfant aveugle (1964), Les vacances du cinéaste (1974), Vers le sud (1981), L'œil au-dessus du puits (1988), Amsterdam Global Village (1996), ou encore Vacances prolongées (2000).