Ce contenu n'est pas disponible dans votre pays
Encore 15 jours
Bande annonce
Encore 15 jours

Dimanche à Pékin

Cinéaste : Chris Marker France, 1956 PRODUCTION : Argos films, Pavox films
19'
Français

À propos de ce film

Résumé

Chris Marker raconte son rêve d’enfance, celui de visiter la ville de Pékin qu’il ne pouvait alors admirer qu’à travers des livres. Le spectateur est ensuite entraîné dans un voyage au cœur de la cité, comme s’il le vivait depuis le cerveau et les yeux du réalisateur.

L'avis de Tënk

Pékin, 1955. Les tribulations d’un voyageur, habité par ses livres d’images, ses rêveries enfantines, ses lectures de Jules Vernes et de Marco Polo. Marker déambule, poétise, rivalise d’esprit, d’humour et d’affection. Il capte les visages des enfants, le brouillard qui donne l’impression que la ville entière vient de sortir du bain, les calèches qui se mêlent aux signes de modernité. Dimanche à Pékin, c’est la Chine qui se révèle au monde, c’est le rêve communiste qui n’est pas encore terni, c’est l’idée grandiloquente d’une civilisation complètement différente, qui a rejeté le capitalisme tout en s’assoyant sur des siècles d’impérialisme.

Avec son indéniable talent d’observateur, tel un chat rusé et curieux arpentant de nouvelles ruelles, Marker nous offre un bouquet de trésors : couleurs, textures, signes indéchiffrables, mystères nourrissant la rêverie et vignettes croquées sur le vif. Du policier assurant poliment la circulation aux enfants s’arrachant un livre d’images destiné aux petit.e.s Parisien.ne.s, Marker nous offre un portrait de la Chine en pleine modernisation, un saut dans l’histoire en marche.

Dimanche à Pékin permet de saisir l’enthousiasme qui animait alors le monde au vu de cette Chine communiste en plein réveil. Hélas, l’histoire aura révélé toutes les atrocités qui attendaient les visages alors pleins d’espoir…

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

Cinéaste

Chris Marker

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après la guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue Esprit et à réaliser ses premiers films dont Lettre de Sibérie qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans La Jetée (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne Le Joli Mai, dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, Le fond de l'air est rouge (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans Sans soleil (1983) puis dans des hommages posthumes comme Le Tombeau d'Alexandre (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.