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Ignoti alla città

Cinéaste : Cecilia Mangini Italie, 1958 PRODUCTION : Archivo Cinema del Reale, A. Carella
11'
Italien Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

La vie, les problèmes, les espoirs des « ragazzi » des faubourgs populaires de Rome. Ignorés par la ville, ces garçons expriment spontanément leur vitalité, leur violence, leur disponibilité à se mettre en jeu et leur amour pour le risque. Ils sont au centre de Ragazzi di vita, le premier roman de Pier Paolo Pasolini, auteur du commentaire de ce documentaire.

L'avis de Tënk

Ils fouillent dans des montagnes d'ordure. Ils dorment à dix dans une chambre. Ils travaillent au marché pour quatre sous. Et, entre une querelle et un petit vol, ils trouvent de rares moments d'abandon et d’insouciance.

Portrait d'un groupe de garçons des périphéries romaines, à l'intérieur et à l'extérieur de leurs pauvres foyers. L’existence quotidienne, les lieux de vie et les rêves de ces ragazzi, qui acceptent de se mettre en scène et de jouer leurs propres rôles, dans un récit à mi-chemin entre un reportage et un regard poétique sur un monde caché. C’est le premier film documentaire de Cecilia Mangini, auparavant uniquement photographe. La documentariste cherche dans la forme cinématographique un outil de liberté, un levier dialectique pour déconstruire l'image stéréotypée de l'Italie de la reconstruction d’après-guerre, de l’exploit de la consommation des années 60, de la crise économique de la décennie suivante.

C’est également le premier des exceptionnels courts métrages nés du travail mené avec l’écrivain et poète Pier Paolo Pasolini.

Paolo Pisanelli
Cinéaste et collaborateur de Cecilia Mangini

Marina Mazzotti
Programmatrice (FIFF et FIDÉ) et amie de Cecilia Mangini

Cinéaste

Cecilia Mangini

Cecilia Mangini est une cinéaste, documentariste et photographe née en Italie en 1927, dans les Pouilles, et décédée à l'âge de 93 ans en janvier 2021, à Rome. D'abord photographe, elle pose dès ses débuts un regard engagé, attentif et personnel sur l’individu et la société, avec une attention particulière aux thèmes de la marginalité, de l’immigration et des injustices sociales. Première femme en Italie à tourner des documentaires dans l’après-guerre, auteure de quelques longs métrages et de plus de quarante courts métrages en grande partie coréalisés avec son mari Lino Del Fra, elle a su mettre en évidence la transition de son pays qui s’éloignait – parfois lentement – du fascisme, vers une société industrielle. Son itinéraire croise ceux de Vittorio De Seta, Gianfranco Mingozzi, Florestano Vancini, Vasco Pratolini et de Pier Paolo Pasolini, à qui elle confie la rédaction du commentaire de trois courts métrages présentés ici. Cecilia Mangini a transmis aux générations futures quelques-unes des plus belles images de l’Italie des années 50 et 60.