Ce contenu n'est pas disponible dans votre pays
Encore 35 jours
Bande annonce
Encore 35 jours

Train Hopper

Cinéaste : Amélie Hardy Québec, 2018 PRODUCTION : Lanoraie
18'
Anglais Français

À propos de ce film

Résumé

Un jeune homme parcourt l'Amérique en sautant d'un train de marchandises à l'autre. Tel un beatnik des temps modernes, ce passager clandestin nous mène sur les chemins de son errance à la recherche d'espaces de liberté.

Festival Regard, 2019

L'avis de Tënk

Amélie Hardy actualise par son film la question posée à Jack Kerouac en 1958 lors d’une conférence à la Brandeis University : « Is there a beat generation ? » Alors posée par le modérateur comme un symptôme de l’aliénation ressentie par plusieurs jeunes tentant de s’adapter aux standards d’une société anxiogène, Hardy fait de même en faisant débuter son film par des images de son protagoniste au travail, dans un cubicule déshumanisé et froid de téléphoniste. Le reste du film agit en écho aux mots, cette fois, de Ginsberg, qui accompagnent en voix-off les pérégrinations bienheureuses de son personnage. Dans son fameux poème America, Ginsberg adresse à l’Amérique à la fois son profond désarroi et ses critiques acerbes d’une société militarisée, paranoïaque, ultraindividualiste et obsédée par le travail et le rendement. Difficile de croire qu’America ne résonne pas aujourd’hui chez plusieurs… et que l’idéal défendu par la beat generation ne soit pas en train de renaître sur les cendres d’une génération sacrifiée sur l’autel du néolibéralisme et d’une société de l’hyper - hyperperformance, hyperindividualisme, hyperconsommation. Que cette nouvelle génération céleste rêve et crée de manière aussi jouissive et totale que ses prédécesseures et l’avenir paraîtra déjà plus rose.

« America I’m putting my queer shoulder to the wheel »

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk.ca

Cinéaste

Amélie Hardy

Amélie termine ses études en cinéma à l’université du Québec à Montréal en signant le montage du documentaire "Elle pis son char" qui se verra sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde, notamment au prestigieux festival Sundance. Parallèlement à sa carrière de monteuse, Amélie développe ses propres projets cinématographiques. "Train Hopper" est sa première œuvre à titre de réalisatrice.