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Encore 10 jours
Bande annonce
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Douma Underground

Cinéaste : Tim Alsiofi Liban, Syrie, 2019 PRODUCTION : Bidayyat for Audiovisual Arts
11'
Arabe Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Alors que les bombes artisanales pleuvaient sur la Ghouta, les civils trouvaient refuge dans leurs sous-sols. J’étais parmi eux. Armé de ma caméra, j'ai tenté de filmer ce que je ne pouvais exprimer par les mots.

L'avis de Tënk

On pourrait tenter d’expliquer le contexte géopolitique. Le régime syrien tyrannique et corrompu de Bachar al-Assad, coupable de crimes de guerre contre ses propres civils. L’usure de la population, marquée par la pauvreté, le chômage, la répression de la majorité sunnite. Il faudrait également parler de Daech, qui est venu semer encore davantage de confusion dans un conflit exacerbé depuis les révoltes de 2011. Y intégrer les intérêts étrangers, l’aide de l’Iran et de la Russie apportée au régime. Les frappes américaines contre l’État islamique. Il y aurait tant à dire avant d’arriver à ces bombardements de Douma, ultime fief rebelle de la Ghouta orientale. Il faudrait rappeler les attaques chimiques, les civils massacrés, le gaz sarin, le chlore. Mais que vaudraient tous ces mots, ces explications, ces leçons géopolitiques face à la barbarie des attaques contre les civils ? Douma Underground court-circuite toutes ces rationalisations avec sa dernière image. Malgré tous les discours, les analyses, les idéologies, une chose demeure : bombarder des civils innocents est un crime contre l’humanité.

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

Cinéaste

Tim Alsiofi

Né à Douma, en banlieue de Damas, en 1994, Tim Alsiofi a commencé à étudier l'ingénierie du son et la musique en 2009. Il n'a pas pu terminer ses études en raison du blocus imposé à la ville de Douma et à la Ghouta orientale. Il a été déplacé de force en 2018. Pendant cette période, il a travaillé en tant que réalisateur et ingénieur du son au Russel Studio à Douma (2014-2018). Il a également travaillé en tant que reporter pour plusieurs stations de radio locales et internationales.

Il a contribué au transfert d'images de la Ghouta orientale à de nombreuses agences de presse en plus d'être membre fondateur du projet bénévole Humanity in Syria. Tim Alsiofi a également travaillé en tant que directeur de la photographie dans un certain nombre de documentaires courts et longs, dont l'acclamé Still Recording (2018). Il a réalisé les courts métrages Sons of War et The Flute and the Cemetery pour Orient TV. En 2019, il signe Douma Underground, Mention spéciale pour le prix du meilleur documentaire à l’édition 2020 du festival REGARD.