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Bande annonce
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La rencontre

Cinéaste : Alain Cavalier France, 1996 PRODUCTION : Les Films de l'Astrophore
74'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

Un cinéaste rencontre une femme. Par petites touches, il filme avec sa caméra vidéo des moments de leur vie, des objets, des lieux, puis se rend compte qu’il ne stocke pas des souvenirs mais qu’il construit un film. Il demande à la personne l’autorisation de continuer... Après un an de tournage, 75 minutes de vidéo racontent l'histoire d'un lien tissé dans le quotidien et sublimé par le sentiment.

L'avis de Tënk

Un homme et une femme se rencontrent. Une histoire d’amour. Une année d’existence partagée. Des objets : une paire de lunettes, une pierre brésilienne, une baleinière miniature, deux montres échangées qui finissent par s’accorder. Des parties du corps : un oeil, un sein, une main, un pied. Des récits : la mort d’un père, un souvenir troublant d’agression, un moment de bonheur dans l’enfance. Et surtout la vie à deux et la présence de l’autre qui s’emmêle à la sienne : la peur de perdre, l’absence et la présence, le désir, les conflits et les résolutions. Pur délice d’un cinéma minimal filmé en Hi-8 qui dresse une cartographie du sentiment amoureux par le biais du fragment, La rencontre dévoile également la transfiguration du regard sous le pouvoir inouï de l’amour. Rappelant Les notes de chevet - œuvre majeure de la littérature japonaise qui se présente à la fois comme un journal et comme une énumération infinie du monde - ce film présente la force d’évocation des objets, amulettes mémorielles qui agissent comme autant de témoignages de nos existences. Journal d’amour construit à quatre mains, quatre yeux et deux bouches, qui communique la grandiosité et l’émoi d’un sentiment naissant.

Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk.ca

Cinéaste

Alain Cavalier

Alain Cavalier est né en 1931 à Vendôme. Après des études d'histoire, il entre à l'IDHEC, puis devient assistant de Louis Malle. Il débute la réalisation en 1958 avec le court métrage "Un Américain". Abordant dans ses films des problèmes politiques contemporains, Alain Cavalier rencontre quelques difficultés avec la censure, notamment pour ses deux premiers longs métrages : "Le Combat dans l'île" (1961) qui tire le portrait d'un fasciste et "L'Insoumis" (1964) qui met en question la guerre d'Algérie. Après avoir principalement réalisé des fictions, il se dirige vers un cinéma plus expérimental, entre le documentaire et la fiction. Avec "Un étrange voyage", Alain Cavalier connaît une consécration que viendra confirmer avec éclat "Thérèse", qui obtint le prix du jury à Cannes et six césars en 1986. En 2004, il sort "Le Filmeur", journal filmé sur plus de dix ans dans lequel il devient l’acteur et le commentateur de sa vie. Il signe ensuite "Irène" (2009) et "Pater" (2011). En 2017, il réalise "Six portraits XL" qui viennent enrichir sa généreuse galerie de portraits initiée trente ans auparavant. En 2019, il réalise "Être vivant et le savoir", dans lequel il suit la disparition de son amie, l'auteure Emmanuèle Bernheim.