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Bande annonce
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Classe de lutte

Cinéaste : Groupe Medvedkine de Besançon France, 1969 PRODUCTION : SLON, ISKRA
40'
Français

À propos de ce film

Résumé

Le premier film réalisé par les ouvriers du groupe Medvedkine. Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

L'avis de Tënk

Le cinéma comme dispositif technologique au service de la classe ouvrière et de sa libération ? En s’ouvrant sur des images tournées en salle de montage, c’est ce à quoi le film Classe de lutte semble aspirer. Réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine de Besançon, sous la tutelle de Chris Marker, ce documentaire engagé témoigne des étapes entourant la création d’une section syndicale dans une usine d’horlogerie. Y travaillent une majorité de femmes sollicitées pour leur travail minutieux, mais sous-payées et peu reconnues pour leur apport essentiel au bon fonctionnement des opérations. En suivant le parcours de Suzanne, mère de famille et ouvrière militante qui ne recule devant rien, ni l’oppression et l'intimidation patronale, ni une éventuelle rétrogradation, le film donne la parole aux travailleurs et travailleuses, et témoigne des difficultés auxquelles ils et elles font face.

Frédéric Savard
Archiviste et programmateur

Cinéaste

Groupe Medvedkine de Besançon

Les groupes Medvedkine sont une expérience sociale audiovisuelle menée par des réalisateurs et techniciens du cinéma militant en association avec des militants ouvriers de la région de Besançon et de Sochaux entre 1967 et 1974. Le nom des deux groupes a été choisi en hommage au travail du réalisateur soviétique Alexandre Medvedkine qui, dans les années 30, sillonnait l'URSS à bord de son ciné-train.

En 1967 est créé le collectif SLON (Société pour le lancement des œuvres nouvelles) sous l'impulsion de Chris Marker. À bientôt j'espère, leur premier film, relate la grève de l'usine Rhodia de Besançon. Or, les militants ouvriers ne se reconnaissent pas complètement à travers ce film et ne se privent pas de le dire. Chris Marker et un certain nombre de cinéastes militants décident de donner à ces ouvriers les moyens de prendre eux-mêmes la parole. Ainsi est né le premier groupe Medvedkine de Besançon qui tournera dès 1968 Classe de lutte.