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Maso et Miso vont en bateau

Cinéastes : Nadja Ringart Carole Roussopoulos Ioana Wieder Delphine Seyrig France, 1976 PRODUCTION : Les Muses s'amusent
55'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

Le collectif Les Insoumuses (Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Nadja Ringart) détourne de manière humoristique une émission de Bernard Pivot avec Françoise Giroud, secrétaire d’État chargée de la Condition féminine.

« Le 30 décembre 1975, après avoir vu sur Antenne 2 l'émission de Bernard Pivot intitulée "Encore un jour et l'Année de la femme, ouf ! C'est fini", nous avons éprouvé le besoin immense d'exprimer notre point de vue, de répondre… »

Un véritable détournement politique, un piratage humoristique et un manifeste pour la vidéo féministe.

L'avis de Tënk

"Maso et Miso vont en bateau" est l’une des productions emblématiques du collectif Les Insoumuses et l'un des films du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir les plus diffusés en France et dans le monde. En réaction à la complaisance de la Secrétaire d’État chargée de la Condition féminine à l’égard des "fieffés misos" invités de Bernard Pivot, il est une réponse mordante et argumentée de quatre féministes radicales qui repèrent, démontent et contrent ces flagrants délits de sexisme. "Aucune image de la TÉLÉVISION ne peut nous incarner, c'est avec la VIDÉO que nous nous raconterons." scandent-elles dans le film.

Il est projeté au cinéma parisien indépendant L’Entrepôt en 1976 malgré des tentatives de Françoise Giroud pour en empêcher la diffusion. Il est aussi largement distribué au sein des groupes féministes de l’époque.

Nicole Fernández Ferrer
Déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir
avec l’aide d’Anne-Laure Berteau

Cinéastes

Nadja Ringart

Nadja Ringart, sociologue et réalisatrice de films militants, a initié Bobines féministes, une plateforme de ressources numériques sur l'histoire et les créations du Mouvement de libération des femmes. Elle coorganise le festival de documentaires Femmes en résistance.

Carole Roussopoulos

Carole Roussopoulos, pionnière de la vidéo, fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder, a réalisé plus de 100 films. Elle est connue pour son engagement dans les luttes féministes. Née à Lausanne, elle s'installe à Paris en 1967 et fonde en 1969 le collectif de vidéo militante Vidéo Out. Dès lors, elle ne cesse de donner la parole aux sans-voix, opprimé.e.s et exclu.e.s. S'inscrivant dans le sillage de Mai 68, ses sujets de prédilections sont les grandes luttes : ouvrières, anti-impérialistes, homosexuelles et surtout féministes. Avec Delphine Seyrig, elle coréalise deux pamphlets humoristiques : "Maso et Miso vont en bateau" (1975) et "S.C.U.M. Manifesto" (1967). Entre 1973 et 1976, Carole Roussopoulos enseigne la vidéo à l'Université de Vincennes. En 1999, elle réalise "Debout !", un documentaire sur le mouvement de libération des femmes de 1970 à 1980. À la fin de sa vie, elle termine un documentaire éponyme sur son amie Delphine Seyrig, rendant ainsi hommage aux convictions d'une actrice engagée.

Ioana Wieder

Ioana Wieder fonde avec un groupe de militantes l’association Les Muses s’amusent pour diffuser les images et les paroles des femmes par elles-mêmes dans des films, vidéos, photos. Les Muses deviendront Les Insoumuses. Elle traduit des livres et des textes féministes comme "Vaginal Politics", "Women in Vietnam"… et réalise "Accouche !" et "Où est-ce qu’on se « mai » ?" En 1982, Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder fondent le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Cette structure est dédiée à la production liée à l'histoire des femmes, aux luttes féministes et à la création audiovisuelle.

Delphine Seyrig

Actrice au cinéma et au théâtre, héroïne entre autres d'Alain Resnais, Marguerite Duras et François Truffaut, elle a également milité pour les droits humains et le féminisme. Elle rencontre Carole Roussopoulos en 1974 qui lui apprend le maniement de la vidéo légère. La même année, Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Carole Roussopoulos créent toutes les trois une association, Les Muses s’amusent, qui devient rapidement Les Insoumuses, dédiée à la création vidéo militante. Elles en font un outil d'expression des luttes féministes et réalisent plusieurs films, notamment "S.C.U.M. Manifesto" (1976), "Maso et Miso vont en bateau" (1976), "Sois belle et tais-toi !" (1981). En 1982, elle fonde avec Carole Roussopoulos et Ioana Wieder le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.