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Bande annonce
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Le temps qu'il fait

Cinéaste : Sylvain L'Espérance Québec, 1997 PRODUCTION : Les Films du Tricycle
66'
Anglais, Français, Russe Français

À propos de ce film

Résumé

Nestor, Lei, Pierrette, Mohamed, Hafida, Marius, Marc, Galina, Genady, Mike et Lala : par leur présence, Le temps qu'il fait tisse une mosaïque de récits où s’entremêlent rêves et déceptions, espoirs et inquiétudes, face à la vie qui est devant eux.

En contrepoint, il y a ces nouveaux paysages que sont les centres financiers, les espaces industriels abandonnés et les terrains en friches desquels nous parvient l’écho de discours qui appellent à prendre le train de la nouvelle économie. Par leur simple attachement à un métier qui les fait vivre, les hommes et les femmes du film opposent une résistance à ces mots d’ordre. Se dessine peu à peu une rupture radicale entre la pensée économique et le mouvement de la vie. Rupture qui façonne le temps présent.

L'avis de Tënk

Le temps qu’il fait est un film aux allures de courtepointe documentaire tissée tout en nuances et en contrastes qui nous happe en douceur malgré la violence des systèmes qu’il dénonce. En remettant au centre du récit les laissés-pour-compte de la société, ceux pour qui le système n’a rien à offrir, Sylvain L’Espérance nous dévoile les culs-de-sac déshumanisants du capitalisme ambiant.

Par une alternance de témoignages, de conversations et d’observations en milieux de travail, le film nous révèle les insécurités, les angoisses, les humiliations, mais aussi les petites résistances de ces gens qui vivent la précarité au quotidien et qui se battent pour vivre dignement : immigrants, travailleurs sur appel, musiciens du métro, chômeurs… Toutes ces personnes qui sont au bout de la chaine et qui subissent les contrecoups d’un système foncièrement injuste et destructeur. Une situation désolante que les années écoulées entre la sortie du film et aujourd’hui n’ont hélas fait qu’exacerber.

Jason Burnham
Assistant à la programmation de Tënk

Cinéaste

Sylvain L'Espérance

Né à Montréal en 1961, Sylvain L’Espérance a étudié les arts visuels et le cinéma. Depuis 25 ans, il a parcouru un chemin qui l’a conduit du Québec au Mali jusqu’en Grèce, réalisant une dizaine de films qui allient cinéma direct et recherche expérimentale dans une exploration poétique du réel. La place qu’occupent dans notre monde l’étranger et les communautés marginalisées est au cœur des préoccupations de chacun de ses films. Migrants, ouvriers, artisans, navigateurs, pêcheurs, bergers, chômeurs, sans-abri, ce sont les gens du peuple qui y parlent et s’y mettent en scène. Par le biais du théâtre de rue, du chant et de la poésie qu’ils pratiquent, ses films révèlent une parole politique et libre habitée par une force brute et indomptable.

Sélectionnés et primés dans les festivals de documentaire majeurs, les films de L’Espérance connaissent aujourd’hui un rayonnement international. Intérieurs du delta a reçu le Prix de la meilleure réalisation au Festival dei Popoli de Florence (2010) et Sur le rivage du monde, le Grand Prix de la compétition internationale au DOK.fest de Munich (2013). Son dernier film, Le chant d'Empédocle a été sélectionné aux RIDM (2019) et au DOK.fest Munich (2020).