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Bande annonce
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Dimanche d'Amérique

Cinéaste : Gilles Carle Québec, 1961 PRODUCTION : ONF
28'
Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Documentaire sur l'immigration italienne au Québec. Pour les Italiens issus de l'immigration, la réussite collective vaut plus que réussite individuelle. Et la famille est au centre de la communauté. On vit à cinq entassés dans une chambre, en attendant un avenir meilleur. Acheter une maison, élever une famille. La moitié des 150 000 Italiens de Montréal habitent le même quartier. Ils prennent d'assaut les métiers de la construction, se font peintres, maçons, terrassiers et transforment leur jardin en un paysage familier.

L'avis de Tënk

D’abord embauché comme scénariste à l’ONF à la fin des années 1950, Gilles Carle passe rapidement à la réalisation. De 1961 à 1964, il tourne six courts métrages documentaires ! Ce petit bijou en noir et blanc sur la communauté italienne de Montréal fait partie du nombre. Si le film garde quelques relents du documentaire classique (narration et son qui ne sont pas synchrones), le travail de Guy Borremans à la caméra, secondé par Bernard Gosselin, Georges Dufaux et Jean Roy, s’inscrit parfaitement dans l’esprit du cinéma direct, une nouvelle approche documentaire de plus en plus privilégiée par les membres de l’équipe française de l’époque.

Marc St-Pierre
Conservateur de collection, ONF

Cinéaste

Gilles Carle

Gilles Carle, né en 1928 au Québec, a été auteur dramatique, monteur, producteur, scénariste, dessinateur, peintre et réalisateur. Après une enfance en Abitibi-Témiscamingue, il déménage à Montréal à l’âge de 16 ans afin d’obtenir un diplôme en publicité et marketing, peinture et histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Montréal. En pleine émergence de la modernité au Québec, il fonde avec d'autres dans les années 50 les éditions de l’Hexagone, puis par la suite, les revues L'écran et Liberté. En 1965, il s’impose comme l’un des cinéastes les plus importants du Québec en signant son premier long métrage de fiction, La vie heureuse de Léopold Z à l'ONF, détourné d'une commande documentaire. Semoncé par son employeur pour avoir transformé en long métrage ce projet documentaire, il quitte l'ONF en 1966 et fonde ses propres boîtes de production.

S'ensuivent une quinzaine de films, dont les dorénavant classiques Le viol d'une jeune fille douce (1968), La vraie nature de Bernadette (1972), La mort d'un bûcheron (1973) et Les Plouffe (1981). Il crée un cinéma où l’on peut se voir vivre et respirer, comme peuple, comme humain. Un cinéma où les personnages féminins sont primordiaux, interprétés par des actrices qui ont toutes marqué la vie et l’œuvre du cinéaste, dont Carole Laure, Micheline Lanctôt, Anne Létourneau et Chloé Sainte-Marie. Gilles Carle s’est éteint le 28 novembre 2009 aux côtés de sa comparse et aidante naturelle, Chloé Sainte-Marie, après une longue dégénérescence de 28 ans due à la maladie de Parkinson.