Ce contenu n'est pas disponible dans votre pays
Encore 8 jours
Bande annonce
Encore 8 jours

Comizi d'amore

Cinéaste : Pier Paolo Pasolini Italie, 1964 PRODUCTION : Carlotta Films, Fondo Pier Paolo Pasolini, Arco film, SND, Movietime S.r.l. / Compass Film
88'
Italien Français

À propos de ce film

Résumé

Pasolini endosse ici le rôle de comizi, c'est à dire de « commis voyageur » de l'amour. L'immense cinéaste italien parcourt l'Italie, du Sud au Nord, pour sonder les idées et les mots du peuple italien des années soixante sur la sexualité et l'amour. Un film devenu culte.

L'avis de Tënk

En 1964, Pier Paolo Pasolini tend son micro le temps d'un été aux Italiens et Italiennes de différents milieux sociaux pour les faire parler de normes et de libertés sexuelles. Mais entre l'élite intellectuelle et bourgeoise qui botte en touche, se disant sans complexes ni inhibitions, et les classes populaires se réfugiant derrière la tradition et les usages immuables, peu de choses sont formulées. Les mots manquent, c'est indéniable, et avec eux la possibilité de remettre en cause le conformisme que Pasolini vient secouer. C'est alors sur les corps et les visages que l'attention se porte. La beauté et la sensualité des images retranscrivent la passion avec laquelle Pasolini filme les corps, souvent dénudés, des personnes qui s’amassent autour de lui. C'est à travers eux que se lisent la complexité des désirs refoulés, la peur de s'interroger sur soi et de remettre en cause les règles de la société, mais aussi la volonté, encore timide ou déterminée, de ne plus vivre comme ses aîné.e.s.

Lysa Heurtier Manzanares
Réalisatrice

Cinéaste

Pier Paolo Pasolini

Pier Paolo Pasolini est un écrivain, poète, journaliste, scénariste et réalisateur italien. Suite à des études littéraires, il quitte Bologne pour Rome en 1950. Après des premières publications écrites (Les Ragazzi, Une vie violente et l’épigramme À un pape), il passe à la réalisation : Accatone en 1961, Mamma Roma en 1962 et La Ricotta en 1963. En 1964, il part se documenter en Palestine avant de réaliser L'Évangile selon Saint Matthieu. Son film Théorème (1968), parabole sur le pouvoir du sexe et fable religieuse, est emblématique de son œuvre, radicale et scandaleuse. Il s’éloigne par la suite du néoréalisme qui l’a inspiré et se tourne vers l’adaptation d’œuvres littéraires et classiques. Salò ou les 120 journées de Sodome(1975)_ son dernier film mêlant libertinage et nazisme, suscite beaucoup d’émoi. Sa fin n’est pas moins sulfureuse : dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, on le retrouve mort sur la plage d'Ostie, près de Rome, dans des conditions qui restent non élucidées.