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Bande annonce
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Si j'avais quatre dromadaires

Cinéaste : Chris Marker France, 1966 PRODUCTION : APEC, SLON
49'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

« Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d’Alfaroubeira
Courut le monde et l’admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j’avais quatre dromadaires. »

Un photographe amateur et deux de ses amis commentent des images prises un peu partout dans le monde. Ce film est entièrement composé au banc-titre, à partir de photos fixes prises dans vingt-six pays entre 1955 et 1965.

L'avis de Tënk

Quatre ans après "La Jetée", Chris Marker entreprend un autre film à partir de photographies. Si cette fois-ci il ne s’agit pas de (science-)fiction, mais bien d’une approche documentaire, le théorème reste le même : c’est par les images que l’on voyage, dans le temps comme dans l’espace. Images mentales, images de la mémoire, formalisées par la fixité et le noir & blanc photographiques. Dans les deux cas, c’est la voix qui vient animer les images, leur prêter vie et pulsation. Dans cet essai, quintessence du « style Marker », le cinéaste reparcourt ses photographies pour en tirer une petite phénoménologie du voyageur-photographe, qui n’est pas sans évoquer les écrits postérieurs de Roland Barthes sur la photo. Feignant une conversation entre amis, multipliant les regards subjectifs sur les images et les formules lumineuses sur l’art et l’état du monde, Marker, sous couvert de construction polyphonique, nous offre un portrait intime et pudique de son intériorité d'imagier, à l’aube de la décennie politique.

Arnaud Lambert
Réalisateur

Cinéaste

Chris Marker

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.