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Bande annonce
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L'atelier de mon père

Cinéaste : Jennifer Alleyn Québec, 2008 PRODUCTION : Amazone Film
72'
Anglais, Français Anglais, Français

À propos de ce film

Résumé

Ayant hérité du studio de son père après son décès, la cinéaste Jennifer Alleyn se retrouve dans l’espace encore imprégné de l’imaginaire de l’artiste. Telle une anthropologue, elle scrute le lieu et les oeuvres, cherchant au-delà de la mort à prolonger le dialogue, pour comprendre le parcours fascinant de ce libre-penseur ayant marqué l’histoire de l’art contemporain canadien.

L'avis de Tënk

J’ai vu L’atelier de mon père plusieurs fois avec émotion. L’impression qui m’en est restée a toujours été celle d’un dialogue intime et créatif entre les images du peintre Edmund Alleyn et celles de sa fille réalisatrice, Jennifer. En fait, pour moi qui aime le film sur l’art, ce film est une leçon de vie et de réalisation dans le genre. De vie, parce qu’il s’agit d’une rencontre sensible où la réalisatrice utilise sa caméra pour prendre acte du legs de son père artiste - atelier, maison, tableaux, photographies, écrits -, pour ensuite l'immortaliser sur pellicule. Et c’est là que la cinéaste entre dans sa liberté créative dans toute la délicatesse et la force de sa signature. Elle s’offre ici le plaisir d’animer l’eau fixe d’un tableau ; là, de filmer le lent mouvement de la porte moustiquaire battue par le vent ; ou encore, un cadrage fixe, comme un tableau d’Edmund Alleyn, sur un ensemble d'objets épars sur une table. Et ça devient évident, on reconnait la filiation artistique. Ce film est (aussi) de l’art.

Marie-Odile Demay
Productrice et conceptrice transmédia

Cinéaste

Jennifer Alleyn

Née en Suisse, Jennifer Alleyn est une cinéaste et photographe basée à Montréal. Pour son baptême cinématographique, elle participe en 1991 à l’émission La course destination monde (Radio-Canada). Elle tourne 26 courts métrages en solo, sur les cinq continents, d’où se dégagent humanisme et sensibilité artistique, qualités que l’on retrouve dans ses fictions : Cosmos, primé à Cannes en 1997 et Svanok, meilleur court métrage aux Rendez-vous Québec Cinéma en 2006. L’atelier de mon père, son premier long métrage portant sur son père, le peintre Edmund Alleyn, est maintes fois primé. En 2011, elle scrute le regard acide du peintre allemand Otto Dix, avec Dix fois Dix et collabore avec Nancy Huston sur une installation au Musée des beaux-arts de Montréal. En 2018, elle scénarise, réalise et produit le long métrage Impetus, film hybride qui propose une plongée cinématographique entre fiction et cinéma-vérité. L'Observatoire du cinéma au Québec décerne le prix Création 2019 à Jennifer Alleyn pour « sa contribution exceptionnelle au développement de la cinématographie québécoise ».