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La toile blanche d'Edward Hopper

Cinéaste : Jean-Pierre Devillers France, 2012 PRODUCTION : Arte France, Idéale Audience, Rmn-Grand Palais
51'
Anglais, Français Français

À propos de ce film

Résumé

Les multiples références à ses oeuvres dans le cinéma contemporain et la reproduction intensive de quelques-unes de ses peintures ont rendu l'univers d'Edward Hopper familier à un large public. Sa figuration inclassable tisse un dialogue entre les apparences et la lumière, les évidences et les énigmes. En s'attachant à la vie personnelle de l'artiste dans le contexte de l'Amérique du XXe siècle, La toile blanche d'Edward Hopper témoigne de l'indépendance farouche d'un peintre conscient des enjeux de l'art de son temps, hostile à l'enfermement auquel pouvait le conduire un art moderne américain opposant réalisme et abstraction. Le film donne chair à l'artiste, transpose sa poésie réaliste et métaphysique.

L'avis de Tënk

J’ai toujours aimé le regard de cinéastes européens sur les États-Unis. Ils abordent la culture et le paysage états-uniens avec un regard critique acéré mêlé d’une admiration quasi enfantine, percevant le beau là où nous l’ignorons : villes secondaires, no man’s land, espaces industriels, commerces automatisés. De ces beautés américaines, ils extraient la solitude, la détresse, l’isolement et la perte d’illusions qui les habitent. Le grand rêve américain n’arrive plus à se cacher derrière ses promesses de liberté. Ici, pas de sfumato, c’est la lumière crue du follow spot qui règne. Et c’est tout l’intérêt de l’art de Edward Hopper et de ce film qui met en mouvement les mystères de ses peintures.

Sans doute avais-je besoin d’un film français nourri du regard et de l’œuvre inspirés du cinéaste allemand Wim Wenders pour me faire redécouvrir Edward Hopper. Ils se rejoignent autour d’une esthétique commune, réalisant un vieux fantasme chez moi, qui était de voir se déployer les drames américains fixés sur les toiles blanches d'Edward Hopper.

Marie-Odile Demay
Productrice et conceptrice transmédia

Cinéaste

Jean-Pierre Devillers

Jean-Pierre Devillers est un réalisateur et auteur français originaire de la Picardie. Il commence par travailler pour la télévision et se spécialise dans les portraits d'artistes : Juliette Binoche, Claude Chabrol, Béatrice Dalle, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Françoise Hardy, Emir Kusturica, Patrice Leconte, David Lynch, Roy Lichtenstein, Claude Sautet, etc. Il réalise également de nombreuses émissions de télévision, en plus de rédiger un ouvrage sur Wim Wenders préfacé par Samuel Fuller. En 2003, il réalise le documentaire À la vie, à la mort qui a inspiré Éric Tolédano et Olivier Nakache pour leur film à succès Intouchables. Il a depuis approfondi sa démarche de portraitiste et signé des films primés : Renoir(s), en suivant les fils de l’eau (2005), Maurice Pialat, l'amour existe (2007), La Toile blanche d’Edward Hopper (2013) et Illustre & Inconnu, comment Jacques Jaujard a sauvé le Louvre (2014).