Résumé
Au Lac-Saint-Jean, l’été amène avec lui la saison des bleuets. Au moment où les champs se teintent de bleu, des cueilleurs et des cueilleuses de tout acabit s’empressent de ramasser ces précieux petits fruits avant le premier gel d’automne. Dans un ballet de gestes répétés, les langues se délient, tissant une toile où se mêlent confidences, rires et larmes. Les blues du bleuet célèbre un territoire et les personnes qui s’y relient à travers les générations et les cultures. Ensemble, elles apprennent à se réinventer, comme les bleuets renaissent des forêts brûlées.
L'avis de Tënk
Les blues du bleuet offre une plongée captivante au cœur de la saison des récoltes. À travers une suite de vignettes profondément humaines, le film réussit à saisir l'âme d'une région et la richesse de sa communauté.
Des jeunes de passage aux personnes aînées porteuses de la mémoire, en passant par les travailleurs étrangers temporaires dont le rôle est indispensable, le documentaire dresse un portrait vibrant et diversifié de la ruralité. Il célèbre la force de la collectivité où les horizons et les parcours s’entrecroisent le temps d’un été.
C'est un message profondément touchant que nous livre le film. Avec une grande sensibilité, on y capture la poésie du quotidien. Une douce mélancolie traverse le récit, teintée par le travail, le passage du temps et l'éloignement des travailleur·euse·s immigrant·e·s. Pourtant, c'est l'espoir qui finit par l'emporter : l'espoir de la transmission, de la solidarité et du renouveau qu'apporte chaque nouvelle récolte. Un hommage rendu à la simplicité, la beauté et la résilience de toute une communauté toujours capable de renaître.
Ce regard plein de bienveillance résonne d'autant plus fort aujourd'hui qu'il constitue l'un des derniers témoignages légués par son réalisateur, Andrés Livov, décédé prématurément cet été.
Maxime Boucher
Directeur de la programmation
Festival Vues sur mer