Résumé
Comme s’il pouvait se jucher sur le pont du majestueux rocher Percé, ce film pose un regard inusité sur une Gaspésie formée de nature, de culture et d’histoire. Au fil de ce road movie empreint de poésie, Carlos Ferrand rencontre celles et ceux qui habitent le territoire — biologistes, enfants, activistes et artistes —, y révélant les trésors d’un paysage où la géologie côtoie la magie.
L'avis de Tënk
Avec L’aventurine, Carlos Ferrand ne se contente pas de filmer la Gaspésie, il la parcourt avec l'œil attentif et la tendresse d’un vrai voyageur. Le cinéaste s’imprègne de la présence des passants, nouant des dialogues d'une authenticité rare. Ce documentaire ne cherche pas à imposer un récit rigide; il va à la rencontre directe de l'autre, révélant la véritable nature du territoire gaspésien à travers la simplicité de moments partagés.
Pensé à la manière d’un cabinet de curiosités, le film puise toute sa force et sa poésie dans son éparpillement assumé. C'est une œuvre éminemment libre qui épouse à la perfection l'esprit de la région : vaste, généreuse, parfois imprévisible, mais toujours profondément humaine. Ferrand capte la beauté des paysages, tout en plaçant les projecteurs sur ceux qui les habitent au quotidien.
L'aventurine s'impose comme une magnifique déclaration d'amour à la péninsule. Le cinéaste y dresse un hommage aux gaspésiennes et aux gaspésiens qui façonnent la région, la protègent et l’incarnent. Le film nous offre ainsi une mosaïque vivante où les habitants apparaissent comme autant de petites pierres précieuses, dressant un portrait inoubliable d'une Gaspésie lumineuse.
Maxime Boucher
Directeur de la programmation
Festival Vues sur mer