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76'

Quebec, 2019

Production : Les Films de l'Autre, Claude Demers

Programmed by Naomie Décarie-Daigneault

French

English


Les films du Sprint Gala



Synopsis


Un homme, le réalisateur, part sur les traces de sa mère biologique, qu’il retrouvera après des années de recherche. Qui était cette femme indépendante et secrète, même auprès de ses proches ? Que fuyait-elle ? Et qui est le père de ce fils qu’elle a renié ?

Pour rendre sa mère plus réelle, le réalisateur réinvente son histoire. Il joue à démêler le vrai du faux. Il juge sa mère. Il la défend. Il l’imagine quand elle a 20 ans. Quand elle le met au monde à 27 ans. Quand elle se laisse mourir parce qu’elle en a assez de vivre.

“Une femme, ma mère” est une oeuvre poétique aux frontières du documentaire et de l’imaginaire. C’est un film sur la filiation et la mémoire. C’est aussi un film porté par l’urgence d’exorciser le passé pour mieux embrasser l’avenir.

A word from Tënk


Peut-on renier à quelqu’un ses origines ? Peut-on priver quelqu’un de son histoire ? L’enfant arrive au monde, produit d’une lignée dont les récits le forgeront, même si ces récits sont douloureux, et auquel il pourra réagir dans une perpétuelle négociation entre l’identification et le rejet. S’il semble que de connaître d’où l’on vient devrait être un droit inaliénable, Une femme, ma mère met en évidence la complexité des abandons infantiles, et tout ce qu’il révèle sur les sociétés, les familles et les normes sociales régissant la parentalité.

 

 

Paul-Claude Demers soulève dans son film des questions extrêmement délicates : le rôle de la mère, le sort des femmes seules, le tabou du refus de la maternité, le droit (et l’accès) si fragile à l’avortement. Sa quête met en lumière le destin absolument tragique de tous ces enfants sacrifiés à l’autel de l’hypocrisie dans une société qui étouffait ses femmes et les parentalisait dès leur plus jeune âge. Mais le film est une errance poétique dont la portée de guérison individuelle et collective est inouïe.

 

 

 

 

Construit à travers les lambeaux d’un imaginaire collectif, il vient témoigner de l’importance du récit dans la construction identitaire, et de la force des archétypes régissant nos imaginaires. D’une tendresse infinie malgré la blessure originelle qu’il cherche à apaiser, Demers réagit à l’interdit de dire - paralysant et mortifère - par un récit rhizomique qui cherche et tente et esquisse partout où le silence faisait loi. Un grand film qui risque d’apaiser tous ceux et celles dont le dialogue a été rompu avec ses origines.

 

 

 

 

 

Naomie Décarie-Daigneault
Tënk's Artistic Director

 

 

 

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