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77'

Quebec, 2012

Production : Les Vues du Fleuve

Programmed by Christian Mathieu Fournier

French, Ukrainian, Russian

French


Portrait



Synopsis


Régine Gabrysz et Lev Chayka font partie de ce que l’on peut appeler les « derniers des premiers » arrivants immigrants en Abitibi. Aujourd’hui, à presque 90 ans, ils se souviennent de leur enfance partagée entre l’Ukraine et l’Union soviétique, des guerres et des dictatures qui ont secoué l’histoire de l’Europe de l’Est et la leur. Mais ils se remémorent aussi leur arrivée dans ce « Far North » québécois bouleversant tous leurs repères. Pendant que Lev mène un combat pour faire reconnaître la présence ukrainienne en Abitibi, Régine raconte ses souvenirs : arrivée à Val-d’Or en 1952 avec son mari et trois enfants, elle a immédiatement été choisie comme maman de cœur et interprète des nombreux immigrants. À travers cette génération en train de disparaître, ce film lève le voile avec tendresse sur une partie oubliée de l’histoire du Québec.

A word from Tënk


Le Cosaque et la gitane de Nadine Beaudet est un documentaire qui offre une incursion inusitée en Abitibi, truffée de rencontres intimes et improbables. Un prêtre ukrainien et une gitane russe ouvrent les portes de leur territoire, vaste et intime. L’un avait pour mission de faire vivre la culture et la religion orthodoxe aux mineurs et à leur famille venus s’installer à Val-d’Or ; et l’autre, survivante des camps de concentration, arrivée jeune mariée en 1952, offrait des cours de danse aux jeunes filles.
Le film s’inscrit dans cette réalité bouleversante et singulière. Chacun d’eux sillonne le territoire abitibien devenu leur après l’avoir fait naître. Le passé et le présent se vivent devant la caméra, où les deux personnages confondent leur pays d’origine et leur pays du quotidien. Un territoire quasi imaginaire, aux mille visages, nous transportant sur les routes du Nord de l’Ontario, dans les rues magiques de Val-d’Or, au-delà des lacs noirs abitibiens et à l’intérieur des églises désertes des communautés ukrainiennes et russes presque disparues.
Plus que tout, les personnages tentent de préserver, de garder la mémoire, la leur, mais aussi de l’habiter pour la partager à Nadine Beaudet. Le film nous transporte dans cet univers presque imaginaire avec poésie, respect et grandeur.
Un ultime hommage à la mémoire de ces femmes et de ces hommes ayant bâti les villes de l’Abitibi.

Christian Mathieu Fournier
Filmmaker

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