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Oh la la du narratif

Cinéaste : Sylvie Laliberté Québec, 1997 PRODUCTION : Sylvie Laliberté
13'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

C'est l'histoire d'une histoire d'amour. Souvent, on croit que les histoires d'amour se vivent en position couchée, très très couchée. Mais non, l'amour se vit debout. Alors, je la raconte les deux pieds dans la neige. Je joue avec et à l'intérieur des limites de l'écran afin de traduire combien l'amour tend vers la liberté. Même lorsqu'il s'agit d'une histoire captive de son histoire et de sa forme, ici la vidéo.

L'avis de Tënk

Comme une enfant, Sylvie Laliberté a l’instinct du jeu. Elle joue avec les mots, avec son visage, et avec les mouvements de son corps dans l’espace. Dans sa vidéo Oh la la du narratif, l’artiste nous raconte avec une naïveté désarmante le drame qui l’accable à la suite de l’arrestation et de l’emprisonnement de son amoureux. Telle une Gelsomina dans La Strada, Laliberté traduit avec un émerveillement lunaire le désespoir de cette absence forcée. Elle danse et chante dans la neige, comme si l’acte de filmer devenait un outil de résistance, de survivance. Le récit se caractérise par un foisonnement de thèmes existentiels profonds et une mise en scène qui glisse entre le rêve, l’imaginaire et la réalité. La poésie de Laliberté est pure. Elle résonne comme une fable intemporelle au goût aigre-doux.

Pascale Ferland
Cinéaste

Cinéaste

Sylvie Laliberté

Sylvie Laliberté est une artiste montréalaise qui fabrique des images. Elle utilise les mots, la vidéo, la photographie et l’installation. Ses travaux ont été présentés dans différents lieux : galeries, musées et festivals au Québec et à l’étranger. En 2007, elle publie son premier livre, Je suis formidable, mais cela ne dure jamais très longtemps aux éditions Les 400 coups. Elle publie ensuite aux éditions Somme toute Quand j’étais Italienne (2013) et Je ne tiens qu’à un fil, mais c’est un très bon fil (2015) et Jʼai montré toutes mes pattes blanches je nʼen ai plus (2021). En 1999, elle a reçu le prix Louis-Comtois décerné par la Ville de Montréal et l’Association des galeries d’art contemporain de Montréal (AGAC). Sa première bande vidéo, Bonbons bijoux, a remporté le prix du festival à la 44e édition du Festival international du court métrage d’Oberhausen (Allemagne). Sa seconde bande vidéo, Oh la la du narratif, a obtenu le Prix du meilleur court et moyen métrage décerné par l’Association québécoise des critiques du cinéma. En 2001, L’outil n’est pas toujours un marteau a remporté ex æquo le Grand Prix (catégorie vidéo) du Festival international d’arts médiatiques à Berlin.