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Jacquot de Nantes

Cinéaste : Agnès Varda Musique originale : Joanna Bruzdowicz France, 1991 PRODUCTION : Ciné-Tamaris
120'
Français

À propos de ce film

Résumé

Il était une fois un garçon élevé dans un garage où tout le monde aimait chanter. C’était en 1939, il avait 8 ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma, mais son père lui a fait étudier la mécanique. C’est de Jacques Demy qu’il s’agit et de ses souvenirs. Jacquot de Nantes raconte une enfance heureuse, malgré les évènements de la guerre et de l’après-guerre. Retracer l'enfance et l'adolescence de celui qui a partagé sa vie, tel est le pari d'Agnès Varda avec ce film hommage d'une grande tendresse.

L'avis de Tënk

On se regroupe devant l'écran (le plus grand possible), à côté du feu de cheminée, et on écoute l'histoire que nous conte Tata Varda (notre tante préférée). Les plus ancien.ne.s seront ému.e.s du regard d'une cinéaste qui fait le plus beau des cadeaux à son compagnon Jacques Demy. Au crépuscule de sa vie, elle lui offre de reparcourir son enfance, à la source de son inspiration. Les plus jeunes suivront avec passion le récit initiatique d'un jeune homme qui, les deux pieds bien ancrés dans le réel, semble un peu dans la lune et le regard rempli d'étoiles. Il rêve de cinéma. Il en fera : un cinéma rempli de ce réel-rêvé, des contes sociaux avec juste ce qu'il faut de sucre.

On ne peut que se délecter de ce film empli de douceurs et d'émotions qui donne envie de revoir tout Varda et Demy. Un véritable cadeau !

Sylvain Bich
Projectionniste

Cinéaste

Agnès Varda

Cinéaste française née en 1928, Agnès Varda passe son enfance en Belgique puis à Sète. Après des études aux Beaux Arts et à l'École du Louvre, elle devient la photographe du Théâtre National Populaire aux côtés de Jean Vilar dans les années 1950. Elle tourne son premier long métrage en 1954, La Pointe Courte, qui l'inscrit dans le cinéma de la Nouvelle Vague. La suite de sa carrière sera riche de trente-trois titres, fictions ou documentaires, parmi lesquels on peut citer des classiques tels que Cléo de 5 à 7 (1961), Sans toit ni loi (1985), Les glaneurs et la glaneuse (2000), Les Plages d’Agnès (2009). L’ensemble de son œuvre cinématographique est récompensé par un César d’honneur en 2001, par le prix René-Clair de l’Académie française en 2002, par une Palme d’honneur au Festival de Cannes en 2015, et par un Oscar d’honneur reçu en 2017. Agnès est décédée chez elle, rue Daguerre, entourée de sa famille, ses collaborateur.trice.s et ses ami.e.s, sans oublier ses chats, le 29 mars 2019.